Avis sur un show

19 novembre 2014

Le Chapelier Fou @ Paloma (Nîmes)

Ecoute-moi ... Regarde-moi ... Et rêve !

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Conditions de mise en boîte

Librement dans les crash barrières.

Chronique

Etiqueté par Arnaud :

Quel plaisir que de revoir ce si bon compositeur qui me met en transe à chaque écoute ! Pour être franc, c’est lui la raison de notre déplacement, même si nous allons en profiter pour découvrir Àsgeir.

Première surprise sur scène : le monsieur est accompagné ! Nous l’avions découvert tout seul la fois précédente et train de bidouiller de partout, et bien cette fois ils seront quatre à tripoter plein de machines, tout en jouant avec des instruments à cordes ou à vent !

Le premier constat, comme une évidence : ça marche incroyablement bien en Live et le quatuor prend un maximum de plaisir. Il suffit de voir leurs sourires et leurs regards en coin. L’effet est alors direct pour le public, qui jubile tout autant que les artistes.

Maxime François dit « Chaton » sera celui qui, malicieusement, jouera le plus avec le public et ce sera d’autant plus vrai pendant le soucis de micro de Louis, au début de Fritz Lang. Il s’en suivra une version sans le maestro et une façon de se rendre compte que ce trio qui l’accompagne est de haute volée. J’aime ces prises de risques et les « Ben quand faut jouer, il faut jouer, même s’il manque un violon ! ».

Le concert sera bien trop court… 9 petits titres, ce c’est pas assez !!!

Nous allons suivre la suite de la tournée et espérer un retour dans le Sud, et en tête d’affiche.

Etiqueté par Ysabel :

Après Tenterhook, c’est le moment de retrouver mon normand préféré … Le Chapelier Fou ! Ah ben non. Voilà qu’il s’est transformé en « mes normands préférés », puisque c’est à quatre qu’ils montent sur scène (je ne savais pas qu’il avait des copains chapeliers). Mais comme on dit chez nous en Normandie : plus on est de normands, plus on est de fous 😉 !!

Et à peine arrivés, que les hostilités commencent déjà. Comme c’est bon ça !! Parce que pour être totalement sincère, perso, c’est pour lui (enfin pour eux) que je suis là ce soir. Alors en lieu et place du violoniste-claviériste fou, je découvre : une violoncelliste-claviériste folle, un second violoniste alto-claviériste fou et un clarinettiste-claviériste fou. En un mot un quatuor de rêve, avec déjà les deux violons qui jouent en miroir, le regard plongé dans celui de l’autre. L’Electro les accompagne. Et tous semblent secoués par le même mouvement qui les animent en synchro. En résulte une musique riche, planante, envoutante même. Pour moi, il va suffire d’un morceau pour assurer un  décollage immédiat.

Leur grande complicité est palpable (et cela change de lui seul sur scène, comme la dernière fois). Louis nous lance un « Salut ! » tout en simplicité. S’en suit un véritable ping-pong électronique. Jeu des sons et des saturations. Et lorsque le Chapelier a terminé son petit mélange, il reprend son violon pour un second morceau juste magnifique. À eux quatre, ils créent un univers totalement onirique, dans lequel il ne nous reste plus qu’à juxtaposer nos propres images, qui galopent ensuite sur leur musique … S’ils sont Chapeliers, moi je suis Alice au pays des merveilles.

« Bonsoir Nîmes. J’espère que vous allez bien ! Vous avez l’air jeunes et vifs ». C’est gentil ça 😉 Et ils repartent dans l’Electro à donf, et puis Stop … De petites notes jouées à la corde. Un pur délice. Plus ludique et joueur comme musique, y’a pas ! J’y retrouve la subtilité et l’univers d’un EZ3kiel, album The Naphtaline Orchestra entendu ici même au Paloma. Perso : j’adore, tout simplement. J’adore les voir tous les quatre penchés en avant sur leur machines infernales, à préparer leurs mixtures musicales magiques. Les inspirations se mêlent et s’emmêlent savoureusement, pour nous transporter danse leurs ailleurs avec délectation. Et ça s’amusent en plus sur scène … Un vrai bonheur à voir. C’est littéralement ensorcelant à mes oreilles. Il faut juste se laisser faire, se laisser porter. Les laisser nous jeter un sort.

Le maître du jeu présente tout le monde : Maxime (Tisserand) qui sort de l’hôpital suite à une appendicite à la clarinette (mais qui a tenu à être présent ce soir et on l’en remercie mille fois), Chaton (Maxime François) au violon alto, Camille au Casiotone et au Pad … « Et moi je suis Louis. Et toi t’es qui ? » lance-t-il avec amusement à un mec qui crie dans la salle. Et là, dans cette ambiance bon enfant, la technique va les lâcher avec fourberie. Mais qu’à cela ne tienne, ils lancent tout de même Fritz Lang, avec le pauvre Louis à quatre pattes qui se fait aider par un technicien appelé à la rescousse. Ça a l’air un peu compliqué … Les trois autres prennent le relai et Louis essaye de compenser au clavier, avant de retourner sous les tables. Nous on s’en fout, parce que comme ça on a de l’impro, et même un Chaton qui nous fait une jolie choré ! Bref, un tout nouveau Fritz Lang, rien que pour nous 😉 et à la fin duquel Louis remercie ses compagnons de jeu pour cette performance de haut niveau « Putain. J’ai l’impression d’être à Fort Boyard ! »

Maxime François prend le relais, en annonçant : « On va jouer à trois un truc qu’on joue normalement à quatre, comme tout ce qu’on joue ! » « Chaton t’es caliente ! » lui lance une fille (rires). Mais attention, ce sera sans micro, alors Chuuuut ! Louis revient d’ailleurs pour cette petite séance acoustique improvisée, laissant son camarade de peine se démerder et sauvant ainsi le concert. Ils sont topissime dans l’adversité. Ne lâchant rien et nous offrant un superbe Set, contre vents et marées. Parce que je peux vous jurer que, même comme ça, c’est super bien. Rien ne parviendra à gâcher notre soirée, je vous le dit ! Même pas ces petits problèmes techniques de merde, comme dit notre chapelier en chef. Ce sera même une ovation dans la salle pour saluer ce magnifique Polish Lullaby que je ne semble définitivement pas la seule à avoir adoré.

Un bon gros « Yes !! » de Louis et qui vient du cœur, salut la fin des soucis de machines. « Mais c’est pas grave, y’avait Chaton ! » entent-on aussi. Bruits de cloches et clarinette qui montent … On a bien retrouvé nos trublions du son ! Et ce dans une lumière rouge étrange. Avec encore une fois ce sacré Chaton qui va mettre une ambiance de folie (Ma foi : je crois que son fan club sera né ici, à Nîmes 😉 ), avant que tous ne partent dans un final ébouriffant et tourbillonnant.

Ils sont touchés et touchants. Se réjouissant d’avoir un peu de temps en rab … « Mais on doit speeder, alors je me tais ! » Intro violon/alto, face à face, comme seuls au monde. Puis violoncelle et clarinette entrent dans la danse. Magnifique encore une fois, et tout aussi beau sans qu’avec Electro. Les machines viennent alors les rejoindre et nous basculons à nouveau dans leur monde unique. Eux quasi en transe. Des raies de lumière balayant la scène et le public … Je ne sais que dire, mis à part Wahouuuu !!

Encore un petit dernier pour la route. Un saxo vibrant pour un morceau tout en nuances et en douceur. Et puis un salut final avec notre super-technicien-sauveur de classe internationale. Merci les Chapeliers … Et surtout à très très vite dans le Sud.

Composition

  1. Grand Arctica
  2. Les Métamorphoses du vide
  3. Tea Tea Tea
  4. La Guerre des Nombres
  5. Fritz Lang
  6. Polish Lullaby
  7. i_o
  8. Carlotta Valdes
  9. Darling Darling Darling

Date Limite de Consommation

  • Album Défendu : Deltas

Site de Production

Page officielle : http://www.stylobrique.org/chapelierfou/index.html

Ingrédients

  • Louis Warynski : Violon & Machine
  • Camille Momper : Violoncelle & Machine
  • Maxime François dit Chaton : Violon & Clavier
  • Maxime Tisserand : Clavier & Clarinette

Remerciements

  • Marie-Lou @ Paloma

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