Avis sur un show

03 juillet 2014

Rodrigo y Gabriela @ Arènes (Nîmes)

Los amantes del Flamenco y Rock...

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Conditions de mise en boîte

Trois premiers titres.

Chronique

Etiqueté par Arnaud :

Voir Rodrigo y Gabriela était un souhait que j’avais depuis quelque temps : Ce duo a une touche à part et l’écoute de leurs albums est toujours un moment de plaisir. Mais le hasard de la vie ne nous avait jamais permis d’en trouver l’occasion et nous avions loupé pas mal de leurs passages dans le Sud.

Mais ce soir, rien ne nous empêchera de vivre ce beau moment.

Le concert part fort : leur niveau à la guitare est monstrueux et ce mélange Flamenco-Rock est du délice. Et, pour ne rien gâcher, le duo fonctionne à merveille : la belle Gabriela complète parfaitement un Rodrigo plus brute de fonderie. Leur fond de scène prend alors toute sa valeur. On y voit un duo du type « la belle et la bête » nous sortir des sons d’un autre monde, avec de « vulgaires » guitares.

Le concert se déroulera assez vite, les morceaux s’enchaînant quasi sans pause, si ce n’est quelques mots de Gabriela à deux ou trois reprises. Je retiendrais le sublime Creep, seul morceau vocal où l’on se dit que Rodrigo devrait plus souvent chanter, cassant ainsi les morceaux instrumentaux qui peuvent prèsenter quelques longueurs dans le temps.

Au final, c’est un concert efficace et assez percutant ! Le public d’ailleurs ne s’y est pas trompé, vu le nombre d’ovations.

Etiqueté par Ysabel :

Le duo mexicain prend place assez rapidement, après le départ de Yodelice. Ambiance décontracté de Festival pour Rodrigo y Gabriela, qui débarquent direct, en bermuda et short, pour prendre place devant un grand rideau noir et blanc : silhouette de vinyle, avec un profil féminin qui fait face à celui d’un squelette.

Ils se positionnent tout de suite très proches du public, jouant tous deux de la guitare debout, et lui parcourant déjà la scène de bout en bout. Les instruments sont tout autant joués à la corde qu’en percussions et ce rendu Rock-Flamenco, j’en avais entendu parlé, mais je dois avouer que c’est carrément bluffant. Sans oublier ces reprises qui décoiffent, sur lesquelles le public enchaine immédiatement avec une clappe suivie tout le long des gradins.

Par moment, lui se retrouve à jouer dans des positions improbables (ça doit sacrément chauffer au niveau des mains !) Ils semblent se  donner le départ en sautillant sur place, se guettant du coin de l’œil. Elle se met à courir sur place, la guitare toujours au poing. Ils se répondent ainsi, ou s’accompagne tour à tour, sans jamais lâcher ne serait-ce qu’un instant leur rythme effréné. Et il est fabuleux de voir à quel point ce duo fonctionne sur le public ! Celui-ci se retrouvant emporté, baladé, blackboulé … En un mot : embarqué.

Il leur arrive par moment de se noyer dans un doux halo de fumée. Mais chaque fois, c’est le même scénario : ils déclenchent les cris quand un morceau se termine, immanquablement. Ce qui donne l’occasion à Gabriela de nous offrir de petits intermèdes au micro, avec son charmant accent hispanique … Ce soir, il y aura un peu de l’ancien album, mais aussi un peu du nouveau : « Les deux, tout droit venus du Mexique ! » nous lance-t-elle.

Ils sont face à face à présent. Les manches de leurs guitares proches à se toucher pour commencer Diablo. Beaucoup dansent parmi le public et personne ne peut effacer le sourire qu’il a aux lèvres. Oui, incontestablement, ça c’est de la musique qui envoie des ondes positives et qui vous donne des points de vies (avis aux Candycrushers : lâchez vos bonbons débiles 😉 !!) Nous voilà donc repartis pour une de leurs folles cavalcades, avec ce sentiment que l’enjeu ce soir sera de déterminer qui d’eux ou de nous sautera le plus !

Petits jeux de mélanges avec des sons électriques en jouant avec leurs pédales, juste pour ajouter une pointe de piment à la chose. Puis Rodrigo se retrouve seul pour une véritable cavalcade façon percu, suivie d’une magistrale démonstration de guitare, dont il réussit à sortir des sons d’un autre monde, à une vitesse en plus inouïe.

Puis elle vient le rejoindre à nouveau et je trouve à ce duo un côté très romantique, dans tous les sens du terme : musical et visuel. Les spots commençant en plus à faire leur office. Mais la puissance n’est jamais loin, tapie dans la lumière tamisée, ne demandant qu’un signe pour venir reprendre ses droits. Et, tout comme hier avec Fauve ≠, je me dis que cette année le Festival a su nous trouver de ces petites perles qui ne font pas de la musique comme tout le monde et qui sont de véritables plaisirs à découvrir. De très belles surprises.

Cette fois, c’est lui qui prend la parole, mais il ne se sent pas de s’essayer au français. Ce sera donc l’anglais, pour annoncer une cover de Metallica, avec un démarrage tout en douceur, suivi d’un véritable décollage d’avion supersonique ! C’est méga Rock et moins andalous. Avec Gabriela qui occupe le devant de la scène, en avant dans la lumière … Une très belle image.

Puis la musique se fait comme un peu plus expérimentale. Et, une fois encore, le public va suivre d’un seul homme un seul. Ses cheveux à elle battent au vent … Cette fille semble totalement montée sur ressorts. C’est incroyable ! Les lumières balayent la scène et le public. Ça flash même. On en prend plein les mirettes et, étrangement, ce simple duo de guitariste emplit littéralement l’espace, de sa musique et de sa présence scénique : Chapeau !

La demoiselle reprend le micro et nous demande la permission de passer un peu à l’espagnol : Accordé ! Monsieur, lui, a carrément tombé le tee-shirt. Il commence à jouer, mais son accordage ne semble pas lui convenir. S’en suit un petit medley sans aucun doute fait exprès, qui se termine pas une magnifique reprise de Creep. Et c’est qu’il ne chante pas mal du tout en plus, le bougre ! Le public est aux anges et les petites loupiotes des smartphones s’allument de-ci de-là dans les gradins … Très, très joli moment.

Après ce petit passage de pure poésie, on repart pour la dernière, sous le signe de la fiesta. Mais si nous en voulons encore, il va falloir leur montrer notre motivation ! Alors hop hop hop, on s’exécute. Sur scène, ce sera : Vibrations garanties jusqu’au bout du bout. Et dans le public : Une ambiance de malade … Ça promet pour -M- tout ça !!

Composition

  1. The Soundmaker
  2. Hanuman
  3. Diablo
  4. Torito
  5. Rod Solo
  6. Chac Mool
  7. Orion (Metallica)
  8. Gab Solo
  9. Fram
  10. Creep (Radiohead)
  11. Tamacun

Date Limite de Consommation

  • Album défendu : 9 Dead Alive

Site de Production

Site officiel : http://www.rodgab.com

Ingrédients

  • Rodrigo Sánchez : Guitare Solo & Chant
  • Gabriela Quintero : Guitare Rythmique

Remerciements

  • Julie @ Aoura
  • Juliette @ FM Productions
  • par

    15 octobre 2011

    Photo du concert

    Paco de Lucia @ Docks des Suds (Marseille)

    Je ne peux qu'être heureux d'avoir vu sur scène ce grand homme de la guitare. Le live avec Mc Laughlin et Di Meola fait parti des Cds que j'écoute assez souvent et toujours avec plaisir. ...

  • par

    21 septembre 2015

    Photo du concert

    Joe Satriani @ Silo (Marseille)

    Je pense que c'est quasiment au moment de mon éveil musical, début des années 90, que je découvre ce guitariste incroyable, juste après l'avoir fait de Dire Straits, Gun's N Roses et surtout des Pixies. Il ...

  • par

    19 janvier 2013

    Photo du concert

    Guadalajara @ Lounge (Marseille)

    Sublime concert tout en ambiance brésilienne & espagnole ! Le public était à fond dans les rythmes et par moment je me serais cru dans un petit bar d'Ipanema, un soir de concert. Ce fut ...

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    J’ai été émerveillé de connaitre par le concert de Rennes Gabriela et Rodrigo que je ne connaissais pas;la seule chose ,comme en France nous ne sommes pas un peuple parlant d’autre langue que la notre,nous aurions aimé un interprète par moment surtout quand Gabriela aborda la situation politique de répression dans leur pays du Mexique.
    Sinon il m’accompagne désormais par leur enthousiasme ,leur virtuosité impressionnante,leur charme ;ils dégagent une très grande joie de vivre.
    C’est leur message très positif qu’on garde d’eux à tout jamais
    Très sincèrement à eux
    HERVE MOIGNE