Avis sur un show

02 juillet 2014

Fránçois And The Atlas Mountains @ Arènes (Nîmes)

Ascension réussie !

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Conditions de mise en boîte

Librement dans les arènes

Chronique

Etiqueté par Arnaud :

J’ai découvert Fránçois And The Atlas Mountains grâce au fabuleux Festival Incisifs, piloté par le génialissime Frédéric Nevchehirlian et sa bande d’InterExterne. Le groupe m’avait alors laissé un avis quelque peu mitigé, alliant pour moi l’excellence avec le brouillon. Ce soir, et donc deux ans après leur découverte, j’ai vu un groupe plus qu’abouti et ô combien percutant. Chaque rôle est parfaitement tenu et on touche cette fois l’excellence à tous les niveaux. Fránçois est toujours le même lutin, semblant venu d’une drôle de planète : Son regard est profondément humain mais ses attitudes putôt martiennes, passant d’une quasi immobilité à des sauts de cabri en un clignement de cils. Globalement, sa présence est sublime et infiniment captivante ! Chapeau l’artiste, surtout face à un public conquis avant tout par Fauve ≠ à venir. J’ai trouvé le set incroyablement cohérent bien qu’évidemment trop court, parce que effectué dans le cadre d’une première partie. Voilà donc un groupe qu’il faudra suivre : Ils marqueront le paysage musical français à n’en pas douter.

Etiqueté par Ysabel :

Ce soir, pour la seconde fois, c’est Fauve . Et c’est aussi la tribune présidentielle, face, en plein centre de Arènes de Nîmes … La classe quoi !!

Mais ce n’est pas seulement Fauve en concert. C’est carrément l’organisation, pour la première fois hors de Paris, d’une Nuit Fauve, rien que pour nous ! Et en quoi cela consiste-t-il une Nuit Fauve me demanderez-vous ? C’est une soirée conceptuelle en fait. Avec des surprises (comme ils disent) et des animations. Pour ce soir donc, avec une moyenne d’âge toujours aussi jeune (comme à Istres en Février dernier), on retrouve un drôle de jeu de Chambouletout façon boîtes de conserve sur un côté de la fosse, et puis des filles, des filles, des filles … Et encore des filles. Avec les yeux remplies d’étoiles et des envies de mots qui claquent.

Mais c’est aussi les membres du groupe qui profitent de la culture de leur anonymat (pas de diffusion de photos où l’on puisse les reconnaitre, ou de leurs noms) pour distribuer des bracelets rubans et des ballons à l’entrée, sans forcément être reconnus (malin et sans doute amusant pour eux). Et c’est surtout la plus sage file d’attente que je n’ai jamais vue pour le merchandising : un modèle du genre ! (vraiment jamais vu ça : chacun attendant gentiment son tour sans aucune bousculade et tout et tout).

Mais bon, il n’y en a pas que pour Fauve hein. Parce que ce soir, c’est aussi Fránçois And The Atlas Mountains (découverts dans le fameux et hélas suspendu pour le moment Festival Incisif du Théâtre des Salins).

Petite annonce exécutée par un Monsieur Loyal en bermuda, veste rouge et chapeau haut de forme (on reste dans le concept), accompagné d’un gladiateur en baskets qui pourfend l’air de son glaive … Tout va bien 😉 ! Et oui. Pour cette première hors de la capitale, ils ont décidé de faire les choses en grand : jeux d’adresse et concours du jambon (dont il faut deviner le poids) … « Bienvenus aux Nuits Fauves ».

Notre quintette chargé d’assurer la première partie attaque cash, sous quelques spots malgré la lumière du jour encore présente. Et je retrouve tout de suite ce rythme très entrainant, comme ils savent en faire. Cette drôle de forme de nonchalance active et rythmée, dont ils ont le secret.

Quelques ballons volent devant eux… Une bien belle ambiance que ces Nuits Fauves. Petit pas de deux entre guitariste et bassiste. Une musique qui fait carrément du bien et un duo qui se transforme en choré générale : c’est ça Fránçois And The Atlas Mountains !

Lui arpente la scène micro en main, tout en virevoltant juste devant les premiers rangs, ne tenant pas une seconde en place, mais toujours de manière presque douce. C’est exactement comme leur musique : à la fois planante et musclée. Un savant mélange qui m’était déjà apparu à Martigues, mais qui me semble à présent beaucoup plus maitrisé.

Magie des percussions … Bruits de nature. Crépitements et bruits étranges. Une « musique magique » comme il le dit si bien. La batterie jouée à présent à quatre mains et qui tourne à la battle de baguettes. Une énergie vraiment magnifique déployée sur scène. Pas ostentatoire, mais superbe à regarder … Et surtout à entendre.

La pulsation d’une grosse caisse, comme un cœur qui bat. Un sampler qui effleure la mélodie, juste avant de la saisir à bras de corps. Une musique qui tourne et retourne, tout comme les faisceaux de lumière dans le soir tombant, qui semblent vouloir transpercer les quelques ballons qu’ils poursuivent à la trace. Une bien belle Nuit Fauve et féérique surtout, avec des chœurs qui viennent nous cueillir pour une pause toute en douceur.

« Ça va ? C’est pas trop sensuel ?!? Il va falloir bouger le bassin quand même un peu ! » Petit mot au passage sur la chance que nous avons de profiter de ce Festival grâce à des intermittents qui ont pensé d’abord à nous et pour lesquels eux ont une pensée en retour ce soir. S’en suit une bonne petite éclate à la guitare. Puis départ de la danse de l’ondulation pour accompagner Dessine, un morceau d’inspiration plus ethnique et des plus entraînants. Et nous nous retrouvons effectivement avec des envies de roulement au creux des reins … Sous des fleurs de lumières.

Il nous trouve plutôt cool, signe que tout va bien. Petite esquisse de Yesterday à la guitare, avant que de se lancer dans du bon gros son Rock. Ce qui déclenche une vague de bras levés du plus bel effet d’où je suis. « Est-ce que vous voulez du son ?!? » nous envoie-t-il, avec une guitare qui vole dans tous les sens, limite même à tomber, et des jeux de lasers décoiffants. Alors maintenant, et bien c’est à notre tour de faire autant de bruit !! (joli challenge).

« Un petit morceau pour les vacances » … Et l’avant dernier même. Il a abandonné sa guitare pour une musique des îles mêlées à de l’Electro, qui vient à nouveau à notre rencontre. Du drum en veux-tu en voilà. Beaucoup de force. Mais … « Je crois qu’on approche de la fin. Merci à tous et merci aux Fauve ≠ ! » (Fauves/Arènes : moi ça me fait rire 😉 !) Toujours des percus à fond. Dernière vague de mains et ils nous demandent de « Chauffer ». C’est maintenant ou jamais. Et surtout, ils n’hésitent pas à montrer l’exemple ! Tout cela évidemment pour le plus grand plaisir du public et en terminant sur un « Gracias amigos. Muchas gracias amigos ! »

Composition

  1. Les Plus Beaux
  2. Bien Sûr
  3. Bois
  4. Piano Ombre
  5. Slow Love
  6. La Vérité
  7. Dessine
  8. Tour de France
  9. La Vie Dure
  10. The Way To The Forest

Date Limite de Consommation

  • Ce concert s’inscrit dans la tournée Piano Ombre
  • Album défendu : Piano Ombre

Site de Production

Site Officiel : http://www.francoisandtheatlasmountains.com/

Ingrédients

  • Fránçois Marry : Chant & Guitare
  • Gérard Black : Clavier
  • Pierre Loustaunau : Guitare, Clavier & Trompette
  • Amaury Ranger : Percussions & Basse
  • Rob Hunter : Batterie

Remerciements

  • Stephan @ ConcertAndCo
  • Caroline @ Théâtre des Salins
  • Fabien @ InternExterne

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