Avis sur un show

19 avril 2014

Plaza Francia @ Paloma (Nîmes)

Plaza Paloma !

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Conditions de mise en boîte

Trois premiers morceaux. Par contre, pas de crash barrière, donc c’est au milieu du public que j’ai dû shooter.

Chronique

Etiqueté par Arnaud :

On ne peut imaginer mon plaisir de revoir Catherine Ringer, reine du rock, et 66% de Gotan Project, groupe que je trouve hyper intéressant.

Quelques jours avant ce concert, j’avais pu entendre quelques morceaux à l’occasion d’une interview sur France Inter : J’avais parfaitement retrouvé la touch Gotan, tout en ne pouvant nier l’apport Pop/Rock de Catherine.

En Live, c’est juste merveilleux. Une mise en scène sublime, des lumières parfaites et surtout une présence de Ringer fabuleuse, lionne dominatrice parmi les lions.

Je n’ai pas vu les morceaux défiler, tant on se laisse porter par ce son Electro-Tango !!

Ma plus grande suprise et un des moments forts fut l’intro de Marcia Baila, exquisément repris à la sauce Tango de Gotan Projet : Ce n’était pas vraiment attendu, mais le public a explosé aux premieres notes reconnues.

Voilà donc et définitivement un bien beau projet !!

Etiqueté par Ysabel :

Pendant le changement de plateau entre Scotch and Sofa et Plaza Francia, nous avons droit à de petits échauffements de tango de-ci, de-là et à la Paloma qui commence à se remplir gentiment, mais franchement. Un rideau noir étoilé a pris place en fond de scène et un cartouche lumineux dansant, avec le nom du groupe, apparait par moment. Tout le décor semble en noir et blanc … Puis ils entrent en scène et j’avoue être surprise, parce que je ne m’attendais pas à les voir si nombreux. Pour moi, la formation ne comprenait que Christoph Müller, Eduardo Makaroff et Catherine Ringer, bien sûr. Mais non, il y a également un contrebassiste et l’incroyable accordéoniste de Gotan Project … Que du beau monde, ce qui est la promesse d’une très belle soirée !

En trois accords, l’univers de Gotan est planté. Et puis une belle ligne Electro vient s’ajouter au moment de l’entrée très théâtrale de Catherine Ringer (très austère je trouve, dans un premier temps). On est en 100% espagnol et cela lui va comme un gant. Sa gestuelle, les expressions de son visage et sa voix surtout, qui sait se faire tour à tour poignante, piquante ou chargée d émotion … C’est juste magnifique. Une madone au milieu de ces gentlemans argentins. En un mot : Une alliance parfaite.

Même le « Bonsoir » est en espagnol. Elle joue avec le public, lance un rire électrisé, puis nous fait signe « Chutt », un doigt sur les lèvre … « Secreto ». Et on se retrouve tout autant au spectacle qu’au concert. Les échanges de regards avec les musiciens sont permanents. Ce n’est pas juste Catherine Ringer avec Gotan Project. C’est réellement autre chose. C’est Plaza Francia. Et, au passage, toujours aussi charmant et charismatique, en plus d’être bourré de talent, ce Facundo Torres à l’accordéon !

Dans cette langue qu’elle manie à merveille, Ringer se retrouve comme un poisson dans l’eau. Avec des « rotas » à vous donner des frissons. Elle passe de l’un à l’autre sur scène, micro en main, en ondulant comme une danseuse de flamenco. Vient leur parler, leur raconter son histoire chantée. Semblant par moment humer l’air qu’elle respire. C’est captivant.

Soit disant petite « mission » du guitariste sur la suivante (on en saura pas plus). Un couple a commencé à danser un peu sur le côté, dans la salle. Les sourires échangés, la complicité plus que palpable sur scène … Un véritable plaisir à regarder tout ça ! Un oiseau qui semble siffloter au loin, et ils nous font le plus charmant des chœurs.

« Muchas, muchas gracias ! » Ce qui est drôle, c’est que même lorsqu’elle parle en français, Catherine Ringer s’amuse à prendre l’accent espagnol. La musique, elle, s’habille d’encore plus de chaleur et de soleil. Tout comme les lumières d’ailleurs. Ses chaussures à brides vernies semblent trépigner d’impatience d’esquisser quelques pas de tango. Ses postures sont à chaque fois très belles, comme ce départ de La Mission avec pied de micro qu’elle entraine au creux de son bras, comme elle aurait pu le faire d’un partenaire danseur.

Puis vient un morceau 100% en anglais, avec ces voix masculines qui s’égrainent au gré de sampler, sur un Tango-Electro dont eux seuls ont le secret. Les lumières balayent salle et scène, avec une véritable démonstration d’accordéon (dont je suis absolument fan), sur la fin de laquelle Ringer est de retour devant la rosace lumineuse qui orne le rideau noir derrière elle. Et je dois avouer que je craignais le contraire, mais tout cela respire la joie de vivre ou du moins la vie. Du coup, c’est un véritable plaisir de les suivre tous les cinq dans leur monde musical. Elle s’arme d’un tambourin pour, encore une fois, nous embarquer dans son sillage. C’est juste irrésistible.

Le bien être du public n’est pas non plus oublié, avec une petite intervention technique pour éviter au balcon d’être ébloui « Et pas par notre prestation ! » Même pour cela, elle est piquante. Et un, dos, tres … C’est reparti sur les chapeaux de roue ! La voir danser ainsi en arrière plan pendant les intros est un vrai bonheur. Puis elle s’approche tout près, jusqu’à venir s’assoir sur un retour, avant de regagner sa place à pas lents et chaloupés. Avec en plus une envolée de voix maîtrisée à la perfection sur « Por amor ! », qui soulève une clappe de la salle.

Nouvel interlude de pur Gotan Project (sans elle je veux dire). Doux mélange de Tango et de Bossa, qui donne une irrésistible envie de danser et un savoureux duo accordéon/guitare au milieu du morceau. C’est le moment que choisi la señora Catherine pour réapparaitre dans une incroyable robe rouge et or, une étole colorée sur les épaules. Une véritable Diva. C’est une valse qui est annoncée. Et cette valse la porte. Elle semble même voler. Roulant ses R avec délectation et avec une vitesse d’élocution assez faramineuse sur les couplets. Prenant un tel plaisir à tout cela en plus. Et je l’avais bien dit dit qu’elle volait … Puisqu’elle termine même en faisant l’oiseau !

« Quand on est à la maison, c’est différent. Et à la maison, il y a un petit rythme qui vient tout seul… » Cela redémarre à la manière d’un petit bœuf entre amis, avec même une amorce de boogie-woogie dans laquelle elle se lâche totalement. C’est juste génial ! Avec Ringer et Eduardo Makaroff qui nous offrent un numéro de tango dans les règles de l’art, à la « je t’aime, moi non plus ». Puis je reconnais une dernière mélodie de Gotan. Les couples dansants se sont multipliés dans la salle. Les basses bombardent … Histoire de Joël, par moment en français, qui a clairement plus que du succès.

Vient enfin la dernière. Presque Rock n’Roll celle-ci. En tous cas, la Miss s’éclate toujours autant (c’est même le moins qu’on puisse dire) et cela fait chanter le public ! Tous les musicien nous sont présentés, avec mention spéciale pour Eduardo Makaroff et Christoph Müller qui ont composés les chanson de Plaza Francia … « Je te sens, je te vois, Paloma ! » Tout cela en chanson. Puis ils nous saluent ensemble, après avoir attrapé un ballon rose qui se baladait dans la salle.

Du Gotan Project à nouveau pour leur rappel, avec des basses de malade … Santa Maria. Et elle nous revient en milieu de morceau, enrubannée de son étole et armée d’une cloche. Puis trois accords dissonants, un coup d’œil malicieux, et je reconnais tout de suite Marcia Baila ! Le public est aux anges et, ainsi arrangé à la sauce Gotan, c’est juste excellent. Une merveilleuse idée je dois dire. « Merci beaucoup. On vous en fait encore une alors ! » Ce sera El Vaiven Del Corazon et son final tout en voix. Mais lorsqu’ils nous quittent, c’est un tollé général pour qu’ils reviennent à nouveau. On aperçoit même Catherine Ringer qui semble hésiter, en peignoir blanc … Mais il tombe très vite. « Merci beaucoup. On a pas prévu de double rappel, mais on s’en fout, on va rejouer pour vous ! » nous lance Eduardo Makaroff. Un plaisir que ce dernier rappel impromptu. Avec encore un numéro de danse rien que pour nous, Christoph Müller debout ! La salle s’était un peu vidée, mais ceux qui y croyait et qui sont resté vont être royalement récompensés … Avec même un jeté de « Besos » pour finir !!

Pour l’avoir vu en solo à Six-Fours il y a presque 3 ans, j’apprécie 1000 fois plus Catherine Ringer ainsi, dans cette configuration qui la met magnifiquement en valeur. Et si, je l’avoue, j’avais un peu peur de m’ennuyer et d’avoir un peu de mal avec cet univers espagnol qui n’est pas forcément mon truc, il s’est avéré au final que j’ai juste passé une excellente et passionnante soirée.

Composition

  1. Intro
  2. La Mano Encima
  3. Secreto
  4. Timidez
  5. La Mission
  6. Invisible
  7. Queremos Paz
  8. Memoria Del Placer
  9. La Que Se Fue
  10. No Hay Perdon
  11. Triptico
  12. Cenizas
  13. Vueltas En El Aire
  14. Mi Calle
  15. Libertango
  16. Cada Vez
  17. El Avion
  18. 1er Rappel : Santa Maria
  19. Marcia Baila
  20. El Vaiven Del Corazon
  21. 2nd Rappel : No Hay Perdon

Date Limite de Consommation

  • Album défendu : A new Tango Song Book

Site de Production

Site Offi­ciel : http://www.plazafrancia.tv

Ingrédients

  • Catherine Ringer : Chant & Percussions
  • Christoph Müller : Machine
  • Eduardo Makaroff : Guitare
  • Facundo Torres : Accordéon
  • Romain Lecuyer : Contrebasse & Basse

Remerciements

  • Stephan @ Concert and Co
  • Céline @ Paloma

La zone des lecteurs

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    Le concert de plazia francia Magique!des musiciens extraordinaire Catherine ringer une diva !! Un groupe en osmose total un grand bravo et merci pour cette soirée qui donne envie d’y retournée !

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    Je voudrai bien que quelqu’un explique a Mme. Ysabel la différence entre un bandonéon et une accordéon. Et aussi la différence entre l’Espagne et L’Argentine (Plaza France c’est une des places plus chics de Buenos Aires) . J’aime lire les commentaires y/ou critiques sur toutes sujet pour apprendre des choses, mais en lisant cette papier j’appris qu’on peut écrire n’importe quoi sur n’importe quoi. Mme Ringer et les excellents professionnels qui l’entourent méritent un max de respect. Les lecteurs aussi.

    • VN:F [1.9.22_1171]
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      Ah, ça fait plaisir de rencontre un érudit, de ceux capable de relever les tords (mais incapable de l’écrire en bon français, gentiment et avec classe, à la différence d’Ysabel..mais passons).

      Alors :
      1) non personne ne va expliquer à ysabel la différence entre un bandonéon et un accordéon. A vrai dire, on s’en fout tant les différences sont assez minimes et en tout cas peu visible pour le commun des mortels (même à l’oreille on peut me faire écouter j’en suis incapable). Mais nous sommes heureux de découvrir ce nouveau nom d’instrument. On en apprend tous les jours et c’est tant mieux ! On te dit merci.

      2) Oui Catherine Ringer fait espagnol, même si la musique de Plaza Francia est d’Argentine. Et un grand érudit comme toi doit quand même savoir que l’Argentine a été colonisé par l’Espagne et que donc rapprocher les deux c’est pas non plus une montagne de connerie (même si ce n’est pas parfaitement précis, honte sur nous et nos chats).

      Compte tenu de la diversité de nos concerts, on ne peut pas être à la pointe de tout. Mais tu vois on aime en parler, donner nos impressions et c’est bien des fois que des neophytes s’y penchent. Tu vois, un truc que l’on nomme curiosité, ouverture d’esprit.
      Alors oui on est imparfait mais c’est mieux que se taire. en tout cas c’est notre credo.

      Libre à toi d’aller critiquer nos imperfections sur nos 510 autres chroniques. on verra quand, comme pour ysabel, tu arrives à tes limites de connaissances absolues et sans failles !

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        Arnaud je ne vois pas ce que je pourrais dire après toi tu a tout dit!!!!!!!

    • VA:F [1.9.22_1171]
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      Je voulais juste vous répondre, MONSIEUR Fazulet (puisque tel est votre nom), que je parle dans ce texte de « Gentlemans argentins » (j’ai même peut-être vu plus de fois Gotan Project sur scène que vous, MONSIEUR, et je sais très bien d’où viennent leur musique et une grande partie de leurs musiciens).

      J’y décris également l’allure et la posture de Catherine Ringer comme espagnoles. Juste cela. Mais, comme le fait remarquer Arnaud, lire comme écrire est une chose qu’il faut savoir cultiver!

      D’autre part, pour le bandonéon : peut-être. Mais j’ai pris un verre avec Facundo Torres, après un autre concert, et il ne s’est pas étouffé de rire lorsque je lui ai parlé d’accordéon … Mais sans doute sait-il moins bien que vous, MONSIEUR, de quel instrument il joue !!

      Ceci étant : Bienvenu sur nos pages.
      Encore un petit effort et vous verrez, MONSIEUR, qu’on y parle de beaucoup, beaucoup d’autres artistes. Et ce, avec la plus grande des humilités et juste l’envie de faire partager notre passion de la musique.

  • VA:F [1.9.22_1171]
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    Monsieur Fazulet,
    Avant tout, je me présente… je m’appelle Fabien, Comme Arnaud, je fais des photos de concert et comme Ysabel, j’écris des articles sur la musique. Contrairement à Ysabel, je n’écris pas d’articles sur les concerts (ou très peu) parce que c’est un exercice que je trouve très difficile. Je fait tout ça en amateur (étymologie de ce mot = celui qui aime)…
    Personnellement, je n’accepte les critiques que de mes pairs.
    Vous vous êtes permis de critiquer les mots d’Yzabel, alors que les photos d’Arnaud sont bien plus critiquables (non je blague… un peu d’humour…)
    Alors Monsieur Fazulet, je vous invite à pratiquer cet exercice.
    Choisissez une chanson et essayez de la présenter en quelques lignes, l’artiste, d’où il vient, son style, son histoire, votre ressenti sur la chanson… et posez vous la question « est-ce qu’une personne qui lit ces quelques lignes aura envie d’écouter cette chanson ».
    Essayez de faire le même exercice pour un album complet… vous verrez c’est encore plus marrant…
    Allez à un concert, prenez quelques notes et essayez d’écrire un article aussi long que celui d’Yzabel… là je pense que vous devriez y passer quelques heure, parce que dans cet exercice, il faut parler des artistes, des musiciens, des spectateurs, des morceaux, des lumières etc etc… mais surtout il faut retranscrire l’émotion (la votre, celle de l’audience et celle de ceux qui sont sur scène).
    Comme je vous le disais, c’est un exercice très très délicat.
    Il arrive quelques fois que des erreurs se glissent dans nos articles parce que nous n’avons pas la science infuse ou parce que nous avons eu une mauvaise info. ça arrive… aucun être humain est « sans faille ». Mais heureusement il y a beaucoup de petits Messieurs Fazulet qui veillent au grain et nous signalent, avec plus ou moins de tact, avec plus ou moins d’orthographe, avec plus ou moins de grammaire, toutes nos petites erreurs.
    Alors moi je vous dis « merci de nous avoir éclairé sur la différence entre un accordéon et un bandonéon et merci de m’avoir appris que Plaza France est une place de Buenos Aires » et j’attends de lire vos article avec impatience.
    PS : Arnaud, « avant » c’est mieux qu’ « avent »… bises