Avis sur un show

25 octobre 2013

Mr.Grandin @ Molotov (Marseille)

Folle Chevauchée de l'Electric Monsieur Grandin !

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Conditions de mise en boîte

Librement dans cette belle petite salle, hélas sans lumière ! Alors on fait ce que l’on peut 😉

Chronique

Etiqueté par Arnaud :

Voilà une bien bonne découverte que ce Monsieur Grandin Live. J’aime tout particulièrement l’ambiance des morceaux, qui naviguent entre Laurent Garnier, Zenzile, Hugo Kant, ou encore High Tone. Oui oui, je sais, c’est pas simple de se faire une idée, mais y a qu’à acheter le Cd ou les voir en Live 😉 !!

Non seulement content d’être à l’aise derrière ses machines, le beau gosse de Toulouse est accompagné d’un excellent saxophoniste et d’une non moins talenteuse violoniste. Et, the last but not the least, il y a Nell Mess, une chanteuse comparable à Skye Edwards de Morcheeba.

Pour finir de happer, il y a une hypnotique projection pour chacun des morceaux et, ma foi, c’est un vrai son en lumière, tout en beauté : une véritable invitation à la rêverie.

Etiqueté par Ysabel :

Alors le Molotov, c’est d’abord un décor à découvrir ! Un bar tout de rouge et noir vêtu, doux mélange de Pub et de Bar Underground (et des toilettes au méga top … Si, si, ça à l’air con, mais moi je les adore !!) La salle de concert, elle, est carrelée en damiers façon jeu de dames géant, avec un plafond soutenu par de gros piliers noirs. Mélange d’affiches militantes et d’inspirations mi Pancho Villa, mi Che Guevara … Tabourets hauts et tables tonneaux : Tout un décorum en juste décalage et parfait pour une bonne petite soirée musicale, à découvrir et à consommer sans modération !!

Ça déconne dans un esprit très bon enfant sur scène pendant la mise en place de Mr.Grandin and The Patchwork Band, avec ordinateur aux couleurs de leur album The Electric Horseman And The Dancing Movie et rétroprojecteur en place. Et attention : Passage aux toilettes pour nettoyage des petites quenottes pour tout le monde après le catering (et je vous jure que c’est vrai 😉 !!)

Les images en noir et blanc commencent. Ils se mettent en place et on commence avec du tonitruant. Un sampler mélangeant piano, cuivres et percussions. Le public encore resté côté bar entre, attiré par cette musique hyper physique et une grosse voix qui annonce : «Once upon a time …» Complètement déphasé. J’adore !!

Violon et saxo amènent une mélodie très énigmatique et même presque inquiétante, avec cette présence des cordes de Mathilde Gaboriau qui donne un univers qui me rappelle Le Chapelier FouStéphane Grandin officiant en alchimiste au dessus de ses machines, accompagné par la course folle et éperdue de la silhouette du drôle de petit personnage qui apparait derrière lui sur l’écran, toute enchevêtrée dans les ronces.

Après cette intro plus que prometteuse, il nous lance un «Bonsoir» simple, efficace, et une seconde jeune femme vient les rejoindre. Le décor devient plus urbain. Le saxo (joué par un Julien Buros en tee-shirt et queue de pie, s’il vous plait), est remplacé par un sax soprano. Et l’ajout de cette voix féminine chaude et un peu lascive modifie leur univers, qui devient moins énigmatique, mais plus sourdement envahissant. Nell Mess chante les yeux clos, le corps emporté par les ondulations de la musique, très «habitée» dans l’attitude et dans l’interprétation. Avec de petites notes distillées dans des quasi silences que j’aime beaucoup. En fait, c’est sa voix qui fait la mélodie, sur une musique qui interpelle physiquement parlant. Et puis c’est comme un second coeur se met à battre à l’intérieur de nous, au rythme de ses «Tic Tac …», sur des images comme déchirées et toujours en noir et blanc.

Sur The Black Ribbon, la musique se fait un peu plus arabisante. On part pour un voyage à travers le désert, à grand renfort de sax et de therémine … L’ombre devient lumière et vis et versa, comme pour accompagner une armée invisible qui marche sur nous et que rien ne peut arrêter. On est littéralement envahis pas cette musique puissante et envoûtante à la fois. Tout cela est très cinématographique en fait.

On redescend un peu sur terre et Stéphane remercie «Vénus de Toulouse» pour l’aide apportée à ce projet de Mr.Grandin. Puis on retrouve l’esprit inquiétant de l’intro de tout à l’heure.  Ses doigts parcourent la console, comme s’il composait devant nous, avec tous ces éléments qui vont sortir en onomatopées de la machine. Et puis, à chaque retour de notre chanteuse, le paysage musical change radicalement, sa présence rendant l’ensemble plus doux, moins physique et plus poétique peut-être …

Petite frayeur à cause d’un faux départ. Mais tout rentre très vite dans l’ordre, la musique reprend et une seule envie me vient : fermer les yeux et me laisser emporter par elle. Retour dans la forêt de Brocéliande et de la voix d’Ornella qui se balade au milieu de tout cela, comme avançant à pas feutrés. Un nouveau drôle de petit personnage apparait sur l’écran et se charge de l’intro d’un morceau qui va s’avérer être fort ludique et principalement basé sur un duo clavier/alto, pour glisser et se transformer en un autre, clavier/saxo. La voix se mêle et s’entremêle … Un véritable petit bonheur que ce Mister Children !

Avant dernier morceau et une question existentielle se pose : Y-a-t’il des cowboys à Marseille ? Un vague parfum de saloon et de cavalcade de chevaux montent. Mais le western tourne au désarticulé : c’est le moment inquiétant du film, celui où l’on ne sait plus qui est le gentil, ni qui est le méchant. L’intensité monte en puissance de plus en plus, jusqu’au hurlement finale, où l’ombre de la chanteuse se mêle à celle de l’Electric Horseman derrière elle. Dernier morceaux d’inspiration très Wax Tailor. Un au revoir très simple et passage de relai à Hugo Kant.

Un très beau set et une très très bonne découverte pour moi que ce Monsieur Grandin … Artiste à suivre.

Composition

  1. Intro
  2. Le Repenti
  3. Devil’s Plight
  4. Seven Doors
  5. The Black Ribbon
  6. Make More
  7. The Womble’s Whack
  8. Kieng Tiriga
  9. Lundum Bi
  10. Cameo
  11. Price Of Sanity
  12. Mister Children
  13. Raccogliera
  14. Soul Attention

Date Limite de Consommation

  • Album défendu : The Electric Horseman and the Dancing Movie

Site de Production

Site officiel : http://www.monsieurgrandin.com

Ingrédients

  • Stéphane Grandin : Machines
  • Ornella Mesple-Somps aka Nell Mess : Chant
  • Mathilde Gaboriau : Violon Alto
  • Julien Buros : Saxophone & Sax Soprano

Remerciements

  • Salomé @ BellRing

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