Avis sur un show

12 mars 2013

The Red Rum Orchestra @ Espace Julien (Marseille)

Le doux mélange Pop-Folk de ce quatuor hongro-belge ... Que du bonheur !

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Conditions de mise en boîte

Librement dans la salle.

Chronique

Etiqueté par Arnaud :

Découvert lors du Festival Incisif du Théâtre des Salins à Martigues, c’est avec un réel plaisir que je suis venu les réécouter ! Leur musique n’a pas changé, même si elle a gagné un peu plus de rock je trouve, dont quelques beaux solos de guitare aux bons moments.

J’adore l’ambiance de leur concert et je deviens gentiment leur fan !!

Etiqueté par Ysabel :

Lorsque nous arrivons au Café Julien pour cette soirée Red Rum Orchestra & Tue Loup, il y a déjà un peu de monde qui attend dehors dans le froid du Cours Julien … Les portes sont encore closes, alors un petit café bien chaud nous permet de tenir le coup pendant l’attente et nous donne l’occasion de croiser le chanteur de Red Rum sur le trottoir … J’aime bien … Plutôt rigolo 😉

A peine entrée, je m’installe au balcon, histoire de scruter tout à loisir les drôles d’animaux de ce soir … La scène est installée façon vintage, avec tapis de chez Mamie, batterie à l’effigie des Red Rum avec une fille en tenue d’Eve, trois guitares, une basse et un violon. Ils passent par la scène pour récupérer leurs instruments et partent s’accorder discrètement. Puis reviennent s’installer tranquillement, toujours aussi classes avec leur look de dandys londoniens (boutons de manchette dorés et tout et tout …)

Alors on démarre juste après un dernier petit accordage … One, two, three … Et hop ! Je retrouve ce Folk si festif que j’avais découvert au Théâtre des Salins l’année dernière, un peu à la Belle & Sebastian mais en plus celtique si je puis dire. Le violoniste s’éclate et danse déjà sur place. Guitare et violon se mêlent et s’emmêlent … Du pur bonheur !

Puis vient le fameux piano à vent que l’on entend souvent ces temps-ci (et oui, c’est à la mode !), accompagné du violon joué à même la corde. La batterie, souvent légère au démarrage, devient plus percu que drum. Bref, on a vraiment droit au plus doux des mélanges devant un public des plus attentifs, avec les yeux qui brillent.

Selon les morceaux, on donne dans la Ballade douce ou dans le Folk tourbillonnant, avec toujours un joli fond Pop-Rock et ce violon qui lui donne une couleur bien particulière.

Petit spitch en français … «Nous sommes les Red Rum Orchestra et nous venons de la Belgique !» See You Around. Les deux guitaristes s’alternent au chant avec deux voix très différentes (plus grave et chaude pour Dieter Claus) et merveilleusement complémentaires. Cela commence parfois comme un slow très années 60. Drôles de petits morceaux. Ils savent perpétuellement nous surprendre, comme avec Shift où ils restent seuls tous deux sur la petite scène … Une guitare et deux voix. Très simple et d’une légèreté aérienne.

Reviennent les autres. On a droit à des chœurs tous mimis et une présentation en mode multilingues. Encore une fois, ils jouent sur les contrastes et les cassures dans les rythmes, avec des envolées tourbillonnantes. Les morceaux s’enchaînent, courts, efficaces. Un peu à la manière d’un road movie. Peter Moerenhout introduit Beg To Differ (single de leur dernier EP Rise) par un «Tu peux l’acheter quelque part à la Bar après» plutôt amusé. Une petite pépite de bonheur, avec fin en canon et à capella s’il vous plait !!

«Et maintenant quelque chose de funky !» Bon, moi je dirais plutôt Funky-Folk-Rock (et oui je sais, vous en aviez rêver comme style … Et bien c’est RRO qui l’a inventé !!) , mais franchement c’est super festif. Avec un de ces solos de guitare qui laisse tout le monde sur le cul. Mais le plus dansant reste sans conteste Baltazar Montanaro au violon !

La fin du set approche. Les lumières se tamisent un peu plus et les guitares distillent un son plus US, à grands renforts d’écho dans les micros. Le violoniste percusionne son instrument … «C’est notre dernier morceau. Merci pour venir !» (avec de charmants roulement dans les R). Une dernière qui sera peut-être la plus poignante du set, avec de gros riffs de guitares et l’impression que dans mon souvenir, c’était plus cela l’esprit de leur précédent concert à Martigues.

Pour le rappel, quelques notes jouées à la corde pour le violon, accompagnées de snaps (et quelques personnes dans le public qui se mettent à chanter les premières phrases de Billie Jean de Michael Jackson) … Pas faux. Ça peut y faire penser ! Mais non. A la place d’une cover, nous avons plutôt droit à un morceau subtil dans ses dissonances légères et sa voix joueuse. Encore un univers carrément différent fait d’une guitare Rock très hachée. Décidément, ils vont jouer sur la surprise jusqu’au bout !

Et ce seront trois guitares pour la toute dernière. Retour à du plus Folk, avec une sèche et une électrique avec un fort écho métallique. Reprise infernal pour terminer, avec un final superbe … Ça c’est un début de soirée plus que prometteur …

Composition

  1. They Don’t Know
  2. Book Of Mirrors
  3. Gods Do Try
  4. See You Around
  5. Berceuse Presque Heureuse
  6. Shift
  7. Für Nina
  8. Murphy’s Law
  9. Beg To Differ
  10. German
  11. Cold Reading
  12. Tender
  13. 1er Rappel : I’m Deranged
  14. Clemency

Date Limite de Consommation

  • Album défendu : Rise (EP)

Site de Production

Site Officiel : http://theredrumorchestra.com

Ingrédients

  • Peter Moerenhout : Chant & Guitare
  • Baltazar Montanaro : Violon
  • Thomas Steurbaut : Batterie
  • Dieter Claus : Guitare

Remerciements

  • Claire @ Pan Ton

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