Avis sur un show

24 novembre 2012

Tryo @ Zénith (Dijon)

Tryo au Zénith ... De son talent !

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Evaluation de la Soirée

Note global du concert, 5.3 - 4 votes
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Note internautes, 5.5 avec 2 vote(s)
Note d'Ysabel
Note d'Arnaud

1 : Pas du Tout - 2 : Un Peu - 3 : Moyennement - 4 : Beaucoup - 5 : Passionnement - 6 : A La Folie

Conditions de mise en boîte

Trois morceaux pendant que le groupe est sur la plateforme au milieu de la fosse, puis trois morceaux avec le groupe sur scène.

Nous avions accès à une demi scène assez chargé en matos, rendant le nombre de positions possibles assez faible.

Les lumières étaient également assez diffuses : Elles avaient pour but de mettre en valeur plutôt la sublime scène que les artistes.

Au final ce fut une session assez compliquée, ce qui s’en ressent dans les images.

Chronique

Etiqueté par Arnaud :

Tryo c’est mes années Prépa, où mes potes les ont découvert dès leur premier album. C’était en 1998 ou 1999, quelques temps après la sortie de Mamagubida. Tryo passait alors à la Cave à Musique à Mâcon. Je n’y étais pas allé.

C’est en 2008 que j’ai découvert Tryo en live à L’Usine d’Istres : J’avais aimé ce concert, même si j’avais trouvé les morceaux de Ce que L’on Sème trop commerciaux.

C’est avec une grande impatience que j’attendais ce concert à Dijon.

Dès le premier morceau, je suis sous le charme : Jouer Yakamonéyé au plein milieu du public en mode semi acoustique, c’est juste énorme !

La suite du concert sera dans la même veine : La scène est magnifiquement exploitée, avec une multitude d’ingéniosités comme la mini niche, les toits de maisons et ce grand échafaudage en plein milieu.

Plus tard ce sera les deux mini-scènes pour une séance dance, histoire de remuer tout ce public complètement conquis. D’ailleurs, cet apport Techo/Electro/Dance est une EXCELLENTE idée, qui apporte énormément à cette musique riche de Tryo.

Enfin, le dernier rappel est tel la fin d’un feu d’artifice : Un grand finish où tout le monde chante et danse, pour ensuite sortir de la salle avec un sourire radieux. C’est simple, je n’ai ressenti que de bonnes ondes de tout le public.

Tryo est à la hauteur de sa renommée, à donné 3 vrais bonnes heures de bonheur à tous et est resté à la disposition de son public.

Etiqueté par Ysabel :

Après le départ de Kiss And Drive, je regarde la scène et la salle, et je me doute bien que les joyeux drilles de Tryo nous ont préparé quelques petites surprises … Un grand rideau blanc nous cache l’arrière scène et un drôle d’échafaudage trône au centre de la fosse. Sachant également qu’ils sont plutôt adeptes des sets de bien deux heures … Suspens …

Ça commence et même carrément au centre de la fosse, sur leur mini scène mobile, tout près de nous (je le savais !!) Tout est super bien installé et la formule est excellente, avec un piano au milieu et tout le monde autour (ou dessus !), armés de guitare, basse et cajón. La soirée peut donc commencer, devant un public qui les montre du doigt comme s’ils avaient vu le père Noël arriver en traineau en plein milieu de ce Zénith de Dijon !!

Le flot inimitable de leurs savoureux textes démarre et le public en reprend déjà les paroles. Ils pensent à tout le monde et se servent à merveille de leur drôle de tourelle. Ils grimpent tous sur le piano et à la moindre invective, la salle part au quart de tour, plus que fan de cette petite session semi acoustique.

«Comment ça va les gens ? Ravis de vous retrouver !!» Et c’est plus que réciproque. Tout ce petit monde continu de tourner autour du piano … «Bon, vous êtes en forme. C’est bon ça !!» Les échanges décousus commencent avec le public : Ils veulent du bourgogne et pas de l’eau (ce qui est la moindre des choses avec un tourneur bourguignon !), demandent si nous sommes un public de droite ou de gauche déçu et partent dans une sorte de test sonore, en citant tous les hommes et femmes politiques possibles, en les associant avec tout ce qui leur passe par la tête. Les cris réactifs doivent ponctuer le texte et la musique monte en puissance pour un «Cocktail Fatal» !!

Le bourgogne (qui s’était fait attendre) arrive et Manu annonce qu’il est en ligne directe avec la Salle de bain de Marine ! Pains au chocolats et François Copé, faux départ sur Les Lacs Du Connemara de Sardou hué comme il faut … On a droit à tout ! Le public chante. Ils sont morts de rire et nous lance «On est là pour un moment !» Alors, Marine commence son bain devant une salle éclairée. Ambiance Bœuf «rien que pour nous». On embarque les instruments et Hop !!

Avant de regagner la scène principale avec leur super estafette à roulette, ils tiennent à rendre hommage à celle qui les a découvert, Patricia Bonnetaud (et qui les a quitté trop tôt en Février dernier). Ladilafé se partage ainsi, en traversant le public de la fosse. Le spectacle va donc s’enchainer devant le grand rideau blanc qui n’est pas encore tombé, sur un nouvel échafaudage, mais fixe celui là. Très belle attention pour nous dans cette salle avec une très large fosse, au fond de laquelle on n’aurait pas vu grand chose sans cette savante mise en scène. Tout le monde chante, frappe dans ses mains et Tryo met totalement le feu au Zenith. Les lumières balayent tout et pourtant on en est encore qu’au début !!

Le rideau continue de jouer les écrans géants de lumière et le violon tzigane embarque un public aux anges, venu en famille pour beaucoup, avec quelques bouts de chou sur les épaules de leurs papas. Sur scène, ça s’amuse tout autant que dans la salle. Ils font et racontent n’importe quoi. On rigole avec Catman. Tout est excuse pour déconner (surtout les intros), sans oublier les jeux avec cette scène toute en étages qui sert à la perfection leur musique hyper festive et ludique. Ils changent sans cesse de place, d’instruments et nous propose même une petite séance de Beat-Box.

On ne les aperçoit plus qu’en ombres chinoises à présent, comme s’ils se baladaient sur des toits … Le rideau tombe enfin et on découvre Mali tranquillement installé sur une petite maison de lutin, au milieu d’une scène encore plus rigolote, avec coins et recoins, étages et maisonnettes. Ils pourraient arrêter le show sans problème, tant le public fait le job au son du violon. C’est une salle énorme et pourtant, toute la poésie du monde est là ce soir.

«Est-ce que vous êtes chauds Dijon ?!!» Je crois que la réponse est clairement Oui ! L’association des anciens et des nouveaux morceaux est très bien équilibrée, alors forcément le public s’y retrouve.

On embarque ensuite pour la Jamaïque (pays des plus homophobes du monde nous dit on), pour une plaidoirie pour le mariage pour tous et la défense des droits des homos. Couleur jumbé et percussions. Chœurs de grosses voix et faisceaux lumineux qui tombent des cintres … C’est juste magnifique. Avec un sens de la mise en scène zéro faute. Ils sont là, assis en hauteur, jambes pendantes et commencent à chanter les Aristochat à trois voix, encore mieux qu’à Broadway s’il vous plait ! On s’amuse toujours autant et même encore plus au moment de la reprise façon Gospel/Ragga, tout au bout de l’avant scène.

Mais après ce joli moment de poésie, c’est Mr. Catman qui reprend possession de l’espace son, éclairant la salle avec le reflet d’un vinyle, avant de lancer un grand 1.2.3. Soleil géant (choré avec lunettes blanches s’il vous plait) en annonçant : «Amis de Dijon, nous allons t’emmener ailleurs … Dans le monde de la nuit» et de sa musique techno. Tout le monde se la joue. Deux mini-scènes sur roulettes transformées en véritables Lap-Dance mobiles se baladent à travers la fosse. Tout le monde se met à danser comme des fous !

Puis les esprits se calment. Nouveau morceau, nouvel univers. Avec 3 violons, commence Le Temps, véritable parenthèse enchantée. On les croirait dans une boule à neige, ainsi installée sur les pans de leurs toit. C’est véritablement magique et ils ne peuvent s’empêcher de faire reprendre Ladilafé en chœur à une salle toute allumée (toujours pour Patricia), tous assis sur le pan d’une même maisonnette, armés de leurs guitares. Le public s’en lève même, en frappant des mains. Et pour continuer dans les spéciales dédicaces, on fait un petit salut spécial à Bibou (Sébastien Pujol à la ville) qui est passé du feu de la rampe à la table de mixage … Vraiment personne ne sera oublié ce soir !

Le set marathon ne va pas s’arrêter là pour autant. Tout le monde retourne sur les toits, sous les étoiles et un rayon de lune … Serre-moi tout en poésie, accompagné d’un magnifique solo de guitare, qui va se terminer avec le public sur quelques notes de Je Me Suis Fait Tout Petit (Georges Brassens) à capella.

Mais que serait un concert de Tryo sans son quart d’heure de délire ?!! Un réveil sonne et tout le monde a compris que Christophe est Désolé Pour Hier Soir ! Le public lui répond tout autant que ses potes et on part tout schuss sur du hors piste : Petit laïus sur Dijon et plainte au sujet de Nadine Morano (qui n’a rien à voir avec l’histoire, mais qui aura été le running gag de la soirée). Puis il fait chier une fille avec son portable et veux appeler son fiancé … Mais pas de réseau ! Alors il en chope un autre et, à la place du fiancé, ce sera la maman 😉 !! Elle habite pas loin et comme elle est hyper cool, le cri de guerre sera : «Tous à Chalon chez Maude !!» La jeune fille montera même sur scène pour la ch’tite photo souvenir pour maman. Bref, une fin toute en folie et en fantaisie. Dernier mini-délire techno et une salle entière debout !!

Pour les faire revenir sur scène, le public dijonnais n’hésite pas à lancer un nouveau ban bourguignon. Alors retour de la percu pour un Peuple D’Occident revisité Live, avec une très grande richesse musicale.

Dernier petit ban pour la route … Ils reviennent saluer, nous prendre en photo, applaudir tous leurs compagnons de jeu et chanter L’Hymne De Nos Campagnes, avec une salle qu’on entend autant qu’eux ! Ils retournent même sur leur petite scène baladeuse pour un dernier Medley «Parce qu’ici c’est un peu notre fief !» Une fin de set toute en harmonie avec la soirée toute entière : Vive, festive, sautillante et surprenante !

Composition

  1. Yakamonéyé
  2. Pas Banal
  3. Marine Est Là
  4. Ladilafé
  5. Sortez-Les
  6. Les Anciens
  7. Nous Génération
  8. Boulawa
  9. Toi et Moi
  10. Un Jugement Sans Appel
  11. Brian Williamson
  12. Aristochat
  13. DJ Shalom Danse
  14. Le Temps
  15. Ladilafé
  16. Ce Que L’on S’aime
  17. Serre-moi
  18. Désolé Pour Hier Soir
  19. Greenwashing
  20. 1er Rappel : Peuple D’Occident
  21. 2nd Rappel : L’Hymne De Nos Campagnes
  22. Medley : La Main Verte / France Télécom / Un Homme Qui Aime Les Femmes / Pour Un Flirt Avec La Crise / C’est Du Roots
  23. J’ai Trouvé Des Amis

Date Limite de Consommation

  • Ce concert s’inscrit dans la tournée Tryo en Tournée qui se termine le 5 Avril 2013 à Caen
  • Album défendu : Ladilafé

Site de Production

Site Offi­ciel : http://www.tryo.com

Ingrédients

  • Christophe Petit aka Mali : Chant, Guitare & Piano
  • Cyril Célestin aka Guizmo : Chant, Guitare & Ukulélé
  • Benjamin Violet aka Bejmaij : Violon, Guitare & Basse
  • Emmanuel Eveno aka Manu : Chant & Basse
  • David Taieb aka DJ Shalom aka Catman : Machines & Basse
  • Daniel Bravo aka Daniélito : Percussions & Violon

Remerciements

  • Thierry @ PyrProd
  • par

    30 mai 2012

    Photo du concert

    Yannick Noah @ Silo (Marseille)

    Suis je donc à ce point bon public ? S'il y a un grand écart avec mes écoutes habituelles et si ô jamais Yannick ne sera sur mon système Hi-Fi Naim, j'ai trouvé sa prestation ...

  • par

    28 janvier 2015

    Photo du concert

    Julien Doré @ Silo (Marseille)

    Je me dois de commencer cette chronique par une confession : je pensais, en arrivant au Silo, ne pas forcément aimer la musique, ni la prestation Live de Julien Doré. J'avoue aussi ne pas vraiment connaître ...

  • par

    25 janvier 2013

    Photo du concert

    Broussaï @ Poste à Galène (Marseille)

    Quelle joie de retrouver ce groupe et ses amis. Nous ne nous voyons pas assez et toujours dans l'urgence, mais c'est toujours que du plaisir ! Et puis il y a un peu de moi ...

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    L'ambiance du concert est bien retranscrite, aussi bien par les photos que par la chronique. Je suis fan de Tryo depuis le début et les ai pas mal suivi dans les premières années : même si les concerts n'ont plus la même saveur et la même ambiance (nettement moins de fumée ….), ils ont su élargi leur public sans avoir un discours commercial ! Toujours engagés, enragés, farceurs et enchanteurs, souhaitons les voir faire le show encore longtemps !
    Merci à concert en boîte pour ce très bon article et, comme toujours, ces très belles photos.