Avis sur un show

16 octobre 2012

Astra @ Cabaret aléatoire (Marseille)

L'âme de Pink Floyd dans le corps de cinq jeunes américains ...

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Conditions de mise en boîte

Librement entre la scène et la foule, protégé dans une mini zone.

Quasi pas de lumière sur les artistes et seulement quelques spots en fond de scène ! Alors forcément, on ne fait pas des miracles, même en focales fixes à grande ouverture !

Chronique

Etiqueté par Arnaud :

Premier choc : Un groupe en 2012 qui utilise Live un Mellotron et un Moog !!!

Second choc : Putain ça sonne rock progressif psychédélique des années 70′ ! Un son que l’on n’entend pas assez souvent et y voir 5 jeunes s’y coller, c’est juste énorme !

Troisième choc : Le son est bon, ce qui est quasi unique dans cette salle. Je présume que les travaux n’y sont pas pour rien !

C’est une méga bonne découverte, un groupe parfait avant Anathema (voire Steven Wilson … Je dis ça … Je dis rien … Mais ça changerait de l’intro de 40 min qui ne sert pas à grand chose).

Etiqueté par Ysabel :

A l’image de L’Espace Julien la semaine dernière, le Cabaret Aléatoire a lui aussi changé de visage pour recevoir les californiens de San Diego du groupe Astra pour assurer la première partie de Anathema. C’est même l’ensemble de La Friche Belle de Mai qui est en plein travaux (ce qui ne rend pas son accès des plus faciles … Mais à cœur vaillant, rien d’impossible !)

La petite scène est déjà prête pour commencer cette soirée spéciale Rock Progressif, avec tous les instruments alignés quasi tout devant et les cinq membres du groupe qui prennent place en toute simplicité, comme si de rien n’était et attaquent direct une musique planante et pêchue à la fois.

La scénographie est, par contre, quasi inexistante (même si cela n’enlève rien à un indéniable talent), se limitant à priori aux mouvements de leurs longs cheveux, têtes en avant. Le tout sur une musique digne d’un Pink Floyd des jeunes années, mise en valeur par un son miraculeusement bon (je n’aurais jamais pensé dire cela de cette salle qui m’a si souvent déçu à ce niveau … Alors Merci les travaux !!

Nous avons devant nous cinq musiciens, mais surtout cinq bulles en apesanteur dans une lumière blanche et un peu de fumée. La musique est juste superbe, ménageant quelques moments de répit seulement habités par des crissements de guitare qui me font penser au chant des baleines … Drôle d’ambiance très enveloppante, voir même envoutante.

Entre les morceaux, ils se risquent à quelques mots dans un américain juste incompréhensible pour moi, dont je ne chope que quelques bribes … «Underground … California» … Bref, on a compris l’idée générale en tout cas.

Le second morceau commence et les premières notes peuvent laisser croire que c’est une reprise de Careful With That Axe (des Pink Floyd). En fait, il n’en est rien, mais on y est donc bien en plein dans cet univers psychédélique expérimental ! Les lumières sont dardantes. Le blondinet au clavier de droite chante avec une voix magnifique, très douce dans ce flot de musique, avec des claviers très présents. Ils sont toujours assez statiques, mais tous installés sur un si petit espace qu’en fait on y gagne en intensité.

«Sorry, but I don’t speak any french !» C’est tout ce que j’ai chopé (et j’avais bien remarqué 😉 !!) Les grandes envolées d’orgue sont doublées de guitare et de basse. On monte à la fois en harmonie et en puissance. Ils ménagent leurs effets, les jeux de rythmique et chantent à plusieurs voix The Black Chord, sur fond de gammes de guitares et de cymbales qui claquent un maximum. Définitivement du Rock Progressif pur et dur au son très US 70’s, qui fait durer le suspens jusqu’à la dernière note.

Jusqu’au bout, je ne capterai rien aux annonces (mais je comprendrai après la fin du set, en discutant avec un des musiciens, qu’il y a eu un quack avec la batterie). Ils reprennent donc, toujours tonitruants, jouant vraiment sur des intros très élaborées et beaucoup plus lente, à chaque fois, que ce qui suit. Par contre, le second chanteur est un peu moins convainquant que le blondinet du début et la batterie termine de se faire remettre d’aplomb alors que le batteur a déjà repris ses cavalcades. Ça pète. Ça envoie. Une fin de morceau assez space, à fond dans le son expérimental, avec guitares dégoulinantes et drums, aux rythmes brisés, hyper présents.

Dernier morceau. Harmonies et contre-harmonies. Toujours ce système d’univers qui se superposent : Un parfum de balade dans les moments chantés versus les explosions qui s’en suivent, avec une batterie qui se fait franchement plaisir.

La fumée se dissipe un peu. On voit leurs visages baissés (assez introverti comme truc quand même !) pour un très beau dernier round. Le guitariste joue à merveille de son écho. Ça monte de plus en plus, avec une puissance parfaitement maîtrisée qui ne tourne jamais au cafouillage. Avec l’intensité, c’est l’agitation des têtes dans le public qui augmente exponentiellement … Et oui, c’est là tout le plaisir du Rock Prog : Il n’y a que quatre morceaux par set, vu qu’ils durent 1h30 chacun 😉 !!

Alors ce soir marque définitivement ma réconciliation avec l’acoustique du Cabaret Aléatoire (qu’est-ce que ça va être pour Anathema !!) Les visage sont hyper «pris», avec juste ces légers balancements des têtes. Un petit bijou à la guitare pour finir … Définitivement et merveilleusement très années 70.

Composition

  1. Cocoon
  2. The River Under
  3. The Black Chord
  4. The Weirding

Date Limite de Consommation

  • Ce concert s’inscrit dans la tournée ASTRA Tour With Anathema in Europe qui se termine le 03 Novembnre à Berlin
  • Album défendu : The Black Chord

Site de Production

Site Officiel : http://www.astratheband.com

Ingrédients

  • Richard Vaughan : Chant – Guitare & Clavier
  • Conor Riley : Chant – Guitare & Clavier
  • Brian Ellis : Guitare
  • Stuart Sclater : Basse
  • David Hurley : Batterie

Remerciements

  • Roger @ Replica Record
  • Fabien @ La SAS

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