Avis sur un show

02 mai 2012

Anathema @ Le Bataclan (Paris)

Un concert à la hauteur du plaisir de l'écoute de Weather Systems.

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Réclame d’avant concert

Ecrit le 20 Avril 2012

Nous avous reçu hier la confirmation de notre accréditation pour ce groupe que nous adorons et que nous suivons chaque fois que possible (nous n’avions hélas pas pu assister à un concert acoustique Parisien programmé assez tardivement l’année dernière).

La réception et l’écoute hier du dernier album, Weather Systems, laisse à penser que nous allons assister à un sublime set. Ce dernier album semble dans la veine du précédent We’re Here Because We’re Here sans en être un clone.

Conditions de mise en boîte

Trois premiers morceaux. Vraiment pas simple de trouver sa place, mais avec un peu d’astuce j’ai trouvé un spot qui allait pas trop mal.

Chronique

Etiqueté par Arnaud :

Un concert qui commence par du Pink Floyd : Le ton est donné ! Anathema assume pleinement son plan rock progressif et ce n’est absolument pas pour me déplaire !

Ce fut une soirée pleine de vibrations, avec presque des larmes pendant un A Natural Disaster, où le groupe demande que la scène soit uniquement éclairée par les moyens du public : lampes, téléphones, briquets ! Un grand moment qui marquera ma mémoire.

Si je devais avoir une réserve, c’est plus sur la construction du live où tout n’était pas cohérent, comme un punchy Panic qui se pose un peu comme un cheveu sur la soupe après le merveilleux Universal, ou parfois une réalisation sans conviction de certains titre de Weather Systems avant de réveiller la troupe avec un bon vieux morceau. Mais bon, ce sont des considérations de fan, c’est de la fine bouche et malgré tout ce fut un concert mémorable !

Etiqueté par Ysabel :

Après la bonne mise en oreille assurée par Amplifier, la salle se prépare au plat de résistance : A savoir rien de moins que Anathema !! Le petit mec qui sautait sur place tout à l’heure avec sa pancarte se met à arpenter la salle à présent … Fin du suspens, on peut enfin voir ce qu’il y a d’écrit dessus  : Free Hugs ! Et le pire, c’est que ça marche, puisqu’il réussi à choper quelques câlins à droite à gauche (comme quoi c’est si simple de trouver un peu de joie à Paris !!)

Moi, je me suis calée de côté sur le petit balcon, entre une fausse fresque de Toulouse Lautrec et le monceau d’instruments de Amplifier qui a été entreposé à la fin de leur set. La scène ainsi vidée se remet en place … Beaucoup moins d’esthétique, mais il est indiscutable que le seul son de Anathema va suffire à notre bonheur. Parce que j’aimais déjà (évidemment !!), mais Weather Systems, leur dernier album, m’a vraiment et totalement emballée dès sa première écoute (dans ma voiture qui, depuis, ne veut plus me rendre mon Cd qui est resté dans le lecteur, mais ça c’est une autre histoire 😉 !!)

Les premières notes commencent sans personne, avec juste les spots qui suivent la musique. Simple et efficace, comme toujours. Dés leur entrée sur scène, tout le monde se met à hurler et à taper des mains, ce qui amène de sacrés sourires sur leurs visages. En un instant, tout est là : puissance et subtilité, avec un Vincent Cavanagh qui envoie de grands coups de bouclettes vers le public. Ça y est, on y est. Et ça va durer comme ça pendant deux bonnes heures. Une parfaite combinaison de force et de douceur, avec une instrumentation de folie.

Après cette intro qui a juste parfaitement planté le décor et un bonsoir le rigueur, Lee Douglas se met à chanter Lightning Song seule dans la lumière. Elle remplit l’espace à la manière d’une Maria Q de Archive et la pureté de sa voix, après le tourbillon musclé de tout à l’heure, c’est vraiment de toute beauté. Avec ce début de live, tout comme avec leur dernier album, pour moi Anathema touche à la perfection.

Ils sont aussi bien décidés à nous faire participer. «Vous voulez chante aussi un peu ?!!». Sympa comme proposition, mais perso je ne peux qu’écouter plutôt que de chanter avec eux et la salle semble du même avis que moi, offrant des visages qui paraissent en communion avec cette sublime musique. Vincent termine Dreaming Light seul au clavier. Rien que sa voix pour terminer et des cris qui partent du public pour applaudir la fin de cette tuerie.

Les rayons de lumières balayent la salle. La guitare semble se mettre à pleurer dans ce tableau en clair obscure. On est carrément transportés ailleurs. Vincent porte ses mains autour de son micro, comme pour donner encore plus d’intensité à sa voix qui n’hésite pas à tout donner dans un cris éperdu.

Comme toujours, Jamie Cavanagh à l’air complètement immergé dans sa bulle au milieu du tumulte, alors que quasiment toute la salle ne peut s’empêcher de se balancer sur place. On est envahi par cette musique qui semble prendre possession de notre esprit. Ils sont dans l’ombre la plupart du temps et puis soudain, tout s’éclaire dans un riff de guitare. Un batteur imaginaire apparait dans le public sur les épaule d’un autre, comme en apesanteur. C’est un voyage extraordinaire qui se termine sur un océan de mains levées. A la fin de Emotional Winter, je suis au paradis.

En permanence, Vincent vient chercher le public qui est devant lui, ondulant au-dessus de sa guitare, comme en conversation secrète avec elle. C’est à la fois puissant et envoutant. Et lorsque la voix de Lee se mêle à nouveau à la danse, elle semble revenir de loin après cette avalanche de musique, ménageant souvent des finales d’une douceur incroyable, qui tranchent après le tonnerre. Cela peut être de nouveaux morceaux ou de plus anciens, dès les premières notes c’est la même avalanche de cris et le même enthousiasme dans la salle. Daniel Cavanagh s’amuse même à mettre la main à son oreille pour en avoir d’avantage, pendant que Vincent joue avec l’écho de sa guitare à même le sol. Et à chaque fois que la salle s’allume, on ne voit s’éclairer que des visages fascinés et des yeux remplis de plaisir par cette manière de partager, voir même de presque communier.

Universal sera pour moi le point d’orgue de l’émotion que j’ai ressenti tout au long du concert. Avec en fond un sample de violon et les mains de Vincent comme en prière, accompagnant sa voix déchirante. Puis c’est celle de Lee qui se mêle à la sienne. Ils sont aériens tous les deux et me font complètement planer. La salle s’éclaire légèrement pour ne laisser apparaître que des mains levées. Un moment magnifique où l’on se retrouve proche d’eux à les toucher, au son poignant des guitares. Difficile de sortir ensuite de cet état de grâce.

Et la chute est d’ailleurs un peu rude pour moi. Pas forcément fan du morceaux annoncé comme Punk qui va suivre. Mais il est vrai que ça marche et que le pogo ne se fait pas attendre. Il me semble même que le sol bouge et on voit pointer les cornes du diable de-ci de-là dans le public. Bon, ceci étant, tant qu’à écouter du Punk, je préfère largement celui-là à d’autre !!

On approche alors de la fin. Lorsque commence Internal Landscapes avec sa voix off, je ne peux m’empêcher de penser à Suicide Underground (BO de Air pour The Virgin Suicides). Encore une fois, on plonge dans leur décor en un claquement de doigts et les lumières donnent une atmosphère d’aurore boréale. Un timide briquet s’allume au premier rang et le tout va se terminer par un au revoir guitares au ciel et une promesse de retour (mais ça, on le savait !!)

Et lorsqu’ils reviennent pour les rappels, nous avons droit à un «Merci Paris, vous êtes trop gentils». On recommence alors, mais dans un mode plutôt électro, orchestré par Vincent et avec un Daniel nous demande même une clappe Stand Up. On repart sur la guitare jouée au sol et on ne voit plus qu’une seule tête et un seul bras d’une salle totalement à l’unisson. Ils ont l’air aussi heureux que nous et nous lancent que sans nous, ils n’ont rien. La scène est quasi dans le noir, avec seulement les lumières des téléphones qui s’agitent à bout de bras dans un public qui chante avec Lee. Ça a vraiment quelque chose de magique. «C’est trop belle Paris !». Leurs deux voix se répondent à l’infini et Lee termine A Natural Disaster complètement à capella, suivi par une clappe énorme. C’est bon ça !!

«Vous voulez chanter un petit peu ?» La salle chante seule le refrain de Flying. Les guitares semblent vouloir jouer jusqu’au bout de la nuit et le public prêt à suivre le mouvement. «Grand merci pour une très belle magnifique soirée» nous lance Vincent. Mais il nous confie également que la «petite Tournée en France» va continuer … «Alors Bonsoir !». Ils font hurler le public et lui répondent «Vous êtes complètement fou !» Tout le monde saute sur place. Ils se déchaînent une dernière fois tous les cinq (et même Jamie à la basse s’y met, ce qui n’est pas peu dire 😉 !!) Les mecs qui se font porter en slam les font marrer. Il y a vraiment une ambiance de folie pour terminer ce concert de folie … La traditionnelle ch’tite photo pour FaceBook prise depuis le clavier et on termine par une putain de clappe de ouf !! Ça c’est du concert qui méritait bien le déplacement jusqu’à la capitale !!

Composition

  1. Intro : A New Machine (Part 1)
  2. Untouchable (Part 1)
  3. Untouchable (Part 2)
  4. Lightning Song
  5. Thin Air
  6. Dreaming Light
  7. Deep
  8. Emotional Winter
  9. Wings Of God
  10. A Simple Mistake
  11. The Storm Before The Calm
  12. The Beginning And The End
  13. Universal
  14. Panic
  15. Internal Landscapes
  16. 1er Rappel : Closer
  17. A Natural Disaster
  18. Flying
  19. Fragile Dreams

Date Limite de Consommation

  • Ce concert s’inscrit dans la tournée Weather Systems Tour qui se termine le 19 Juillet 2012 à Herzberg
  • Album défendu : Weather Systems

Site de Production

Site officiel : http://www.anathema.ws

Ingrédients

  • Vincent Cavanagh : Chant & Guitare
  • Daniel Cavanagh : Guitare, Chant & Claviers
  • Jamie Cavanagh : Basse
  • Lee Douglas : Chant
  • John Douglas : Batterie
  • Daniel Cardoso : Claviers

Remerciements

  • Roger @ Base Production
  • par

    14 juillet 2010

    Photo du concert

    Anathema @ Piazza Duomo (Pistoia (Italie))

    Grand plaisir à découvrir Anathema live. Je les connaissais par l'album Judgement, qui est tout simplement excellent ! Loin d'être ridicule pendant leur set, ils m'ont surtout donné envie de les voir live pour un vrai concert ...

  • par

    21 février 2011

    Photo du concert

    Anathema @ Ninkasi Kao (Lyon)

    C'est pas tous les jours que je quitte mon Sud mais là pour Anathema c'était obligatoire. Découvert par un ami (salut pierre) et vu live en première partie trop courte de Porcupine Tree, le concert ...

  • par

    20 juillet 2015

    Photo du concert

    Anathema @ Théâtre Antique (Arles)

    Quel sacré plaisir que de revoir ces chers anglais. Ayant loupé la tournée de Distant Satellites, avec son unique date en semaine à Paris (sic), voici une petite session de rattrapage pour compenser. Et même s'ils ne ...

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    J'ai été extrêmement déçu par la ligne rythmique sans swing !
    le duo bass / batterie est pas terrible

    Vu la reception molle des dernières chanson et l'acclamation de fragile dreams en dernière chanson, pas de doutes : le public était venu pour les "tubes" d'alternative 4, a fine day to exit, etc.
    Les frères cavanagh ne sont jamais aussi bons que quand il font péter le son !

    d'ailleurs j'avais un peu l'impression qu'ils s'emmerdaient à jouer les derniers morceaux !!!!

    Bref, amateur depuis 95 (!) et ayant personnellement le meme cheminement musical (je ne joue pas), j'aurais bien aimé un concert avec les bons vieux tubes oldies !!!!!

  • VA:F [1.9.22_1171]
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    Entièrement d'accord avec Francis ! J'aurais bien aimé + de "A fine day to exit" + "Alternative 4" + "A natural disaster" !
    Au fait, j'ai fais un slam d'ailleurs sur Fragile dreams mais impossible de chopper une photo ou une vidéo !! Si quelqu'un là merci de me l'envoyer à yeffi.band@hotmail.fr

    • VN:F [1.9.22_1171]
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      J'avoue que le mariage anciens morceaux/nouveaux morceaux était un peu bancale.

      Pour les photos, je n'étais autorisé que sur les 3 premiers morceaux. Ton slam m'a fait rire mais je n'ai pas pu l'immortaliser.