Avis sur un show

25 février 2012

Mina Tindle @ Les Passagers du Zinc (Avignon)

Juste en apesanteur...

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Conditions de mise en boîte

Honte sur moi et 4 générations de photographes : Je n’avais le droit qu’à 3 chansons, mais face à l’ambiance dans la salle (un brouhaha hors du commun) et ne bougeant absolument pas de ma place, j’ai shooté tout du long modérément.

Chronique

Etiqueté par Arnaud :

Un superbe concert et une bien belle découverte : C’est doux, c’est intimiste, c’est beau. En résumé, c’est touchant et c’est tout ce que je demande à la musique.

Je sais que l’on appuie sur ce détail, mais l’ambiance dans la salle était hélas désastreuse pour cette musique toute en douceur et en détails !

J’espère revoir ce beau groupe dans d’autres circonstances et si possible dans une toute petite salle (si La Gare de Coustellet les programme, c’est parfait !!!).

Etiqueté par Ysabel :

Après le départ des Mina May, ce sont les Mina Tindle qui se mettent en place sur la petite scène des Passagers du Zinc. L’incontournable cérémonial permet de voir apparaitre plusieurs instruments que j’affectionne tout particulièrement : pèle-mêle se côtoient piano à vent, youkoulélé, guitare et clavier.

Et notre courte attente va bien vite être récompensée. Pauline apparait seule pour commencer à capella. C’est divin, mis à part la légère difficulté qu’a le public à se taire (petit défaut s’il en est de cette salle, toujours super bruyante quand même et c’est saoulant … Si on est pas capable de faire silence pendant un concert, ben on va en boite, c’est plus sympa pour les autres !!) Mais qu’à cela ne tienne, Pauline décuple sa voix par le biais de sa petite boîte à effets magique. Elle nous enveloppe et c’est juste un petit bijou de premier morceau.

C’est un set tout en nuances, tout en douceur et en subtilité, légèrement tintée de folk. Transition pas évidente à faire après l’univers Electro 80’s de la première partie. Je ne suis pas convaincue de la pertinence de ce choix, mais bon. Pas grave. Je me laisse porter par cette musique légère, enjouée et vraiment très riche, avec en prime une expression de bonheur que l’on peut lire en permanence sur les lèvres de Pauline. Sonorités subtiles du clavier, un peu de drums … Une impression de se sentir comme en apesanteur.

Lorsqu’elle attaque The Kingdom, elle semble presque irréelle seule dans la lumière et avec toujours ce sourire !! Tout se joue dans l’harmonie. Comme une fenêtre ouverte sur le paradis. Et lorsque Guillaume vient la soutenir en seconde voix sur Pan (texte en français) on a l’impression d’écouter une adaptation à nos temps modernes faite pour les troubadours.

Selon les moments, selon les morceaux, elle passe de la guitare au clavier, mais toujours avec ce côté mélodique ludique que sa voix sert à merveille. Et lorsqu’elle donne plus de puissance, il émane d’elle comme une expression de légère souffrance, très touchante et poignante.

Spéciale dédicace au poulailler du fond de salle avec Too Loud, qui parle de cette tendance qu’ont certaines filles de parler trop fort dans les lieux publics (quelle drôle d’idée !) Mais pas de crainte, cela ne changera en rien le niveau sonore de leurs jacasseries (pas étonnant ceci étant, puisque j’imagine qu’elles n’entendent pas plus ce morceaux que les précédents !!) Mais rien ne gâchera mon plaisir. Avec Sister, le clavier se fait piano d’enfant, auquel s’ajoute un piano à vent et sa voix qui se promène sur tout cela. Il y a comme un parfum de CocoRosie là dedans. Ils parviennent à vous planter le décor en l’espace de quelques notes et à vous embarquer dans leur univers musical aérien et subtil à la fois. Vraiment superbe.

Ils semblent tous trois hyper absorbés. Dans leur bulle. Vraiment un bel univers emmené par une Pauline qui semble marcher sur l’eau … Beaucoup de pureté, sans un soupçon de guimauve. Et une voix qui fait facilement penser à quelque chose de celtique. Elle taquine nos danseurs gesticulants du premier rang : «Si vous arrivez à danser sur celle-ci, vous aurez droit à un Oscar !». Et c’est vrai qu’elle est douce, belle et nostalgique Plein Nord. Mais sans déconner, ce brouhaha est juste intolérable et je suis au premier rang, face à elle. Elle est seule avec sa guitare. Ce devrait être un moment de pure félicité et il est pourtant presque difficile de l’écouter.

Après ce moment gâché il faut bien le dire (désolée, mais c’est vrai), la ballade continue et il est bien rare que je bénisse les basses, mais dans le cas présent elles couvrent au moins les voix importunes. Malgré tout, le set touche à sa fin. Lovely Day est annoncée comme la dernière. Le rythme est enlevé et l’on retrouve l’esprit festif des premiers morceaux après cette petite parenthèse plus nostalgique et tendre, avec les drums d’Olivier en tête (qui, pour la petite histoire, officie également au sein de Syd Matters). On retrouve également leurs sourires à tous les trois, comme s’ils revenaient d’une longue route. Très belle façon de terminer ce set, avec de la puissance toujours mêlée à la légèreté (concept qui peut paraître paradoxale, mais c’est exactement ça !)

Pour le premier rappel, les deux garçons se mettent aux cordes et ils sont tous contents de nous offrir cette reprise de Be My Baby de The Roneetes (annoncée comme une première). En résumé, eux se limitent à faire une ligne de guitare et de basse et c’est Pauline qui fait tout le boulot !! Bon aller, je suis un peu méchante, ils font aussi très bien les chœurs 😉

Le dernier rappel, Austin, nous permet de terminer sur quelque chose de très différent. Peut-être un peu plus tinté d’électro que tout ce que nous avons entendu depuis le début. Très envoutant comme morceau, avec une fin assez bouleversante, qui  sera suivie un joli salut sur une ligne de synthé qui s’éteindra toute seule. Parfait et en harmonie avec cette très belle soirée passée avec eux.

Composition

  1. Time Writer
  2. Bells
  3. The Kingdom
  4. Pan
  5. Too Loud
  6. Henry
  7. Sister
  8. To Carry Many Small Things
  9. Plein Nord
  10. Echo
  11. Lovely Day
  12. 1er Rappel : Be My Baby (The Roneetes)
  13. Austin

Date Limite de Consommation

  • Ce concert s’inscrit dans la tournée Taranta Tour qui se termine le 16 Juillet à Lyon
  • Album défendu : Taranta

Site de Production

Facebook : http://www.facebook.com/MinaTindle

Ingrédients

  • Pauline De Lassus : Chant – Clavier & Guitare
  • Guillaume Villadier : Guitare & Basse
  • Olivier Marguerit : Clavier – Percu & Drums

Remerciements

  • Stephan @ ConcertAndCo
  • Sarah @ Astérios
  • Gaël @ Passagers du Zinc

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