Avis sur un show

02 février 2012

Daphné @ Théâtre Jean Vilar (Montpellier)

Un concert empli de poésie dans un très beau théâtre de Montpellier.

  • 2
  • 1
  • 4
  • 0
  • VN:F [1.9.22_1171]

Réclame d’avant concert

Ecrit le 01 Février 2012

Ah Daphné ! Cela fait une bonne année qu’Arnaud cherche à la revoir. Elle ne passe quasi jamais dans le Sud, si ce n’est il y a deux ans dans une toute petite salle de Montpellier où Arnaud c’était rendu, alors sans appareil photo, juste pour le souvenir auditif.

Conditions de mise en boîte

Trois première chansons. Ne souhaitant pas déranger le public, je ne me suis jamais mis entre la scène et le premier rang, m »empêchant certains plans.

Chronique

Etiqueté par Arnaud :

Je ne suis absolument pas objectif : je suis sous le charme de la musique de Daphné depuis Mai 2007, où j’ai acheté un peu par hasard Carmin. Sa musique m’avait alors suivi pendant tout 2007, avant de la découvrir live dans l’un de ses rares concerts dans le Sud, plus précisément dans une petite salle de Montpellier ! Daphné a toujours eu des mots qui me touchent au plus profond de ma sensibilité et ce soir encore, j’ai été sur un petit nuage où j’ai pu me laisser bercer. Ce fut un beau concert tout en délicatesse.

Si regrets il y a, c’est uniquement sur la durée du concert : trop court pour moi (à peine 1h30) et la non présence de certains morceaux, comme Les Phénix ou encore Big Daddy Boy que j’affectionne tout particulièrement. En frolant les 2h de concert, il y avait de la place pour ces sublimes chansons.

Etiqueté par Ysabel :

Un drôle de jeudi … Une drôle de journée toute neigeuse, qui m’a laissé une envie de douceur. Et c’est le cœur tout emmitouflé que j’arrive au Théâtre Jean Vilar de Montpellier. Très bel endroit tout de rouge vêtu, couleur de circonstance pour s’accorder au blanc que je viens de quitter, et au décor d’un esthétisme parfait. Avec une mention spéciale pour les appliques murales, faites de photographies carrées éclairées par derrière, pour illustrer la Saison 2011-2012 par les artistes qui l’on faite ou vont la faire. Une fort belle idée pour un très beau rendu.

Une drôle d’arrivée également, dans une salle toute emplie de fumée … On passe de la neige au brouillard … Toute une atmosphère. Et drôle de présentation «Je vais oublier des mots. L’émotion sans doute d’avoir Daphné parmi nous ce soir. Alors Portables … Artistes … Photos … Flash … Bon voyage à tous …»

Puis, dans un jeu d’ombres et de lumières monte une musique féérique. Songe d’une nuit d’été ou d’un soir d’hiver pour saluer l’arrivée d’une sirène à la voix fragile et cristalline. Elle porte la musique, qui la porte à son tour et la forêt, déjà enchantée, se peuple à présent de drôles de personnages, peut-être même inquiétants. Musicalement, c’est l’alliance parfaite des cordes et de l’électrique. Quant à la belle Daphné, elle porte une robe juste improbable et sur le principe importable … Mais qui se trouve juste parfaitement portée.

Commence alors la douce ronde des chansons, souvent d’amour … La Déclaration A Celui la fait valser en contre jour. Partage d’un moment de poésie et sensation d’irréel. La musique des mots présente à chaque instant «Je suis insulaire la nuit … Mais depuis toi …» (Moi Plus Vouloir Dormir Seule). Des images qui font mouche et quand elle ondule dans sa robe de sirène, on est au paradis !

Petit moment de rire aussi, quand la bouteille d’eau se renverse et qu’elle a peur de provoquer un court circuit. Mais on vient à sa rescousse après quelques suppliques et elle s’en excuse avec charme et un peu rose de confusion.

Sa voix surprend parfois, sachant se faire murmure, toujours avec infiniment de nuances, puis gagnant en force ou en aigüe l’instant d’après. Avec aussi une irrésistible envie d’esquisser quelques pas de danse, son micro à la main, lorsque la musique gagne cette «Insoumise aux regrets» (L’insoumise) qui succombe au charme d’une salsa violonisée absolument magnifique.

Avant de nous dresser le Portrait D’un Vertige, le fringuant Dominique abandonne son violon pour la faire valser le temps de quelques mesures. Elle en semble à peine toucher le sol dans cette ambiance de Contes de Perrault. Puis les orphelins de Even Orphans Have A Kingdom vont encore une fois nous ouvrir la porte vers une forêt inspirée de celle de Brocéliande. C’est un voyage extraordinaire qui nous fait traverser le temps et nous met du baume au cœur en réveillant notre âme d’enfant.

Daphné nous livre, de-ci de-là, ses inspirations, ses souvenirs, ses émotions … La rencontre avec la statue d’un enfant tenant une grenouille par une patte, au détour d’une ruelle un soir à Venise, Place de la Punta della Dogana (Sculpture de Charles Ray). Elle nous demande de sa voix douce d’essayer de voir passer un bateau comme elle cette nuit là … Un texte qui s’inspire librement des principes de l’écriture automatique si chère à André Breton, qui colle si bien avec son tempérament et le parfum de romantisme qui souffle sur ses chansons. Parce que pour moi, l’essence même de Daphné c’est de réussir à mettre en mots les déclarations d’amour qu’on aimerait faire et recevoir.

Après nous avoir présenté avec les plus sincères des compliments les musiciens qui l’accompagnent, elle va terminer sur l’exercice vocal assez impressionnant de L’homme A La Peau Musicale, où la frêle sirène se métamorphose en maîtresse brulante qui joue de son corps. Une fin toute en chaleur et en séduction animale … Qui laisse rêveur quand à ce que va nous réserver les rappels.

Et bien, une petite mise en scène pour un poème chanté de Jim Morrison, avec la belle assise sur un grand fauteuil de cuir noir, entourée de ses sbires armés de grelots et de triangles, comme tapis dans leur drôle de forêt et juste accompagnés par la guitare électrique de Robin. Encore un mélange surprenant et qui sonne pourtant comme une évidence.

Puis elle va nous faire partager sa belle émotion de chanter dans le sud Mourir D’un Œil, écrite à quelques kilomètres, sur les collines de Sète. Une magnifique déclaration d’amour pour toujours et à jamais, qui lui donne des trémolos à la Barbara dans la voix.

Mais on boucle la boucle en anglais, avec une musique qui rappelle les sonorités presque diaboliques du The Death Of Santa Claus d’ouverture et qui lui va tout aussi bien. Un petit côté de feu qui sommeille sous l’apparence calme de l’eau et la fragile voix douce qui se fait tonitruante. Une très belle illustration des multiples facettes de la femme et de l’artiste qui nous a fait le plaisir de nous faire partager son univers féerique, le temps d’une bien belle soirée.

Composition

  1. The Death Of Santa Claus
  2. Où Va Lila Jane ?
  3. Déclaration A Celui
  4. Moi Plus Vouloir Dormir Seule
  5. Oublier La Ville
  6. Musicamor
  7. L’insoumise
  8. Portrait D’un Vertige
  9. Even Orphans Have A Kingdom
  10. Hors Temps
  11. Mélodie A Personne
  12. L’un Dans L’autre
  13. L’homme A La Peau Musicale
  14. 1er Rappel : My Wild Love
  15. Mourir D’un Œil
  16. Abracadabra
  17. 2nd Rappel : Le Petit Navire

Date Limite de Consommation

  • Ce concert s’inscrit dans la tournée Bleu Venise qui se termine le 31 Mars 2012 à Rombas
  • Album défendu : Bleu Venise

Site de Production

Site Officiel : http://daphne.artistes.universalmusic.fr/

Ingrédients

  • Daphné : Chant
  • Robin Canac : Guitare
  • Frédéric Kret : Violoncelle & Basse
  • Dominique Juchors : Violon
  • Alexis Anérilles : Claviers & Trompette
  • Nicolas Marthurian : Batterie & Vibraphone

Remerciements

  • Sarah @ Astérios
  • Jean François @ Théatre des Vilar

La zone des lecteurs

Nous attendons avec impatience vos commentaires sur la chronique, les photos, l'artiste, votre avis sur ce concert ou un autre de la tournée.

Ne pas hésiter, nous sommes toujours ravis d'avoir un retour, même critique. Concerts en Boîte c'est aussi vous !

Pour avoir un zoli icone à côté de vos messages, il vous faut un gravatar.