Avis sur un show

26 octobre 2011

Steven Wilson @ Le Bataclan (Paris)

What a F**king Day !!!!!!!!!!! Thanks Steven ...

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Evaluation de la Soirée

Note global du concert, 5.6 - 8 votes
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Note internautes, 5.5 avec 6 vote(s)
Note d'Ysabel
Note d'Arnaud

1 : Pas du Tout - 2 : Un Peu - 3 : Moyennement - 4 : Beaucoup - 5 : Passionnement - 6 : A La Folie

Conditions de mise en boîte

Ce fut assez compliqué bien qu’assez simple :

  • Deux premières chansons entre la fosse et la scène. Il y avait le rideau entre les photographes et les musiciens : les images obtenues sont assez moyennes et compte tenu du nombre impressionnant de photographes, il était quasi impossible d’avoir un bel angle.
  • Puis quatre chansons partout dans la salle, sauf dans l’inter scène. Avec le rideau encore pour deux morceaux.

Ce fut une fort belle expérience. Même s’il fut assez difficile d’avoir des images parfaites, du fait du rideau ou ensuite des positions pas toujours accessibles dans la salle. Suis donc presque déçu de la session photo, même si elle restera gravée longtemps dans ma mémoire.

Chronique

Etiqueté par Arnaud :

Comment résumer cette journée parfaite, où l’on a pu voir un artiste avec un grand A sous diverses facettes pendant toute une journée :

  • Son approche de son public pendant la phase de dédicace : c’est un homme attentionné, à la disposition de chacun et à l’écoute de toutes les remarques. On y était pour marquer ce moment d’un coup de marqueur sur une page de livret de Cd. Pas forcément indispensable, mais la première étape de cette journée.
  • Son approche de la presse, en étant 30 min avec lui en interview. Il a répondu avec intérêt à chacune de nos questions, apportant sa lumière à notre vision de son esprit créatif. Ce fut un moment unique.
  • Son approche des concerts ou quand l’artiste s’exprime dans son art : il est possédé, il a une mission communicative qu’il tente de remplir à la perfection.

Comme l’annonçait son T-hirt « Art is Truth » : il nous l’a démontré, pendant près de deux heures à grand coup de guitares, de piano et d’image projetées. Visuellement parfait, acoustiquement proche également de la perfection (on peut également noter que Wilson sait s’entourer). Chacun des musiciens présents n’était, ni plus ni moins, que parfait. Une attention toute particulière au batteur d’un autre monde : son solo sur Harmony Korine restera gravé dans ma mémoire visuel et auditive à vie. Un grand coup de cœur pour le bassiste, qui a multiplié les instruments (dont une impressionnant basse Stick dont il usait tranquillement, alors que c’est horriblement technique).

Je m’attendais à un concert aux petits oignons et ce fut le cas : Pfff … Qu’il est prévisible ce Steven ! 😉

Etiqueté par Ysabel :

Une soirée très particulière se prépare (ou plutôt une journée devrais-je dire …)

Mercredi 26 Octobre 2011 : Je pars à Paris à la rencontre de Steven Wilson. Oui, oui, Steven Wilson. Et quand je dis, à la rencontre, je pèse mes mots. Une dédicace chez Gibert Joseph (que tous les aficionados des CDs à des prix imbattables connaissent), puis une interview (30mn pour nous tous seuls !!!) et un concert au Bataclan … C’est pas du programme ça ??!!!

Alors, la signature (après un petit shopping obligatoire) : nickel. Nous avons trouvé un Steven simple, à son habitude et d’une disponibilité absolue. Se prêtant avec le sourire à des dédicaces de parfois 5 ou 6 albums et autres collectors par personne; sans oublier les photos, signatures de guitare et autres bizoux 😉

L’interview … Et ben, il va falloir aller la lire comme des grands !

Venons en donc à ce concert. Le Bataclan : une découverte pour moi. Belle salle. Déco, espace, ambiance musicale … Tout me plait. Il paraît que c’est une salle dans laquelle il fait vite très chaud. Elle n’est pas comble ce soir. Nous verrons bien.

La première partie, qui est tout un concept en fait, commence. Alors, sincèrement, il faut savoir que c’en est une. Un grand rideau semi transparent est tendu devant la scène, renvoyant l’image d’une église vide en noir & blanc. La musique qui monte résonne comme les battements d’un cœur. Le décor est planté. Petit clin d’œil au drôle de contraste de cet univers sombre et de la boule à facette qui trône au-dessus de nos têtes … Un léger manque de chaleur humaine tout de même dans la salle (nous ne sommes pas assez nombreux), mais une musique qui monte en puissance et envahi bientôt l’espace, tout en étant de plus en plus riche et subtile. On ne peut apercevoir que les diodes de quelques appareil en transparence. L’image sur l’écran devient film … Une silhouette momifiée de linges blancs prise au vent devant la mer, avec son reflet sur le mur du fond … Noirceur de l’image et tonalités rock de la musique, qui illustre à la perfection l’univers de Steven Wilson.

C’est une conception particulière d’une première partie : le passage intégral de Cenotopath (nouvel album de Bass Communion, encore un autre groupe de notre boulimique créateur … Comme si Porcupine Tree, Blackfield et une carrière solo ne lui suffisaient pas 😉 !!) accompagné d’une sorte de film assez sombre et plutôt statique, diffusé sur un immense drap blanc. Après, aussi space que cela puisse paraître, ce n’est pas dénué d’intérêt. Et je pense que dans le noir complet et le silence, ça peut le faire. Mais là, il y a quand même beaucoup de bavardage, de lumière et il est difficile d’entrer dans le trip. De plus, le tout n’est pas forcément compris par un public qui cherche un peu ses marques et tente de lancer le concert par des démarrages de clappe sauvage.

Mais au bout d’une petite heure, quelques accords lancés derrière l’image géante laissent pressentir le commencement tout proche du set tant attendu. Une ombre immense et noire monte vers nous et les musiciens prennent place.

Ça démarre par un solo de batterie qui annonce bien la couleur (et toujours à l’abris du rideau, devenu voile transparent) : on va avoir du gros son ce soir !

Petit à petit, les instruments prennent la place de la bande son et le glissement d’une musique vers l’autre se fait tout naturellement. Mais la différence est tout a fait perceptible. Le son devient très électrique, mis en évidence par le choix de sonorité des guitares, du clavier et même de la flûte traversière quand elle s’en mêle. Quand à l’arrivée sur scène de Steven Wilson : elle est juste hyper théâtrale pour cet artiste habituellement si réservé … C’est un Wilson transfiguré qui est devant nous ce soir.

Il commence à parcourir la scène, guitare au poing, à grands pas et grands coups de tête … Quand à sa voix trafiquée par l’écho, elle semble totalement venue d’ailleurs. A la fois pure comme le cristal et pénétrante. Alors, c’est clair : le public, il a beaucoup attendu … Mais il est beaucoup content !!!

Ce véritable déchaînement derrière le rideau, qui va rester en place jusqu’au quatrième morceau, donne un résultat d’un esthétisme très impressionnant et très wilsonien. Il nous adresse quelques mots au micro, d’une voix d’outre tombe robotisée du plus bel effet. Les jeux d’images sont toujours omniprésents. Son ombre se mélange à elles. C’est somptueux. Et lorsque sa guitare tombe, ses mains sont d’une rare volubilité. Il s’approche, s’éloigne, semble tituber … Je ne crois pas l’avoir jamais vu aussi investi physiquement sur scène.

On sort de cette avalanche de puissance pour passer à la douceur des premiers accords de Deform To Form A Star . Il passe au piano. Il est omniprésent. Sa voix, ces harmonies, toutes ces inspirations qui se mélangent : c’est juste fabuleux et paradisiaque. Quand à lui, il est clair qu’il n’est plus avec nous et qu’il nous entraîne avec lui dans une autre dimension. Une forêt se dresse à présent entre lui et nous et l’improbable voyage continu. Les deux guitares et la basse ont repris possession de l’espace son, avec la clarinette qui se tord pour les suivre. Eclairs, tonnerre et le rideau tombe, laissant apparaitre Steven dans un halo de lumière … La mise en scène est vraiment fantastique.

Il profite de ce premier contact en face à face pour nous adresser quelques mots, nous faire part de son plaisir d’être de retour à Paris (pour la première fois avec ces musiciens) et répond en souriant à un «I love you !!» par «Moi aussi je vous aime. Je ne vous connais pas, mais je vous aime quand même !» et nous annonce Postcard.

Assis derrière son piano à nouveau, il me semble retrouver un Wilson plus familier … Comme si le voile en tombant, tel un masque du carnaval qui permet d’être celui que l’on veut être, avait ramener l’artiste plus discret que je reconnais.

Il y aura beaucoup de piano ce soir (et j’aime Steven Wilson au piano). Les images de Lasse Hoile sont omniprésentes et magnifient le spectacle, au même titre que de très très belles lumières. L’intensité est palpable. L’apport de la clarinette, de la flûte et de toutes ces sonorités jazzy est indéniable. Le tout dosé et se mélangeant à la perfection. Tant et si bien que lorsqu’il monte en devant de scène, le public est tellement fasciné que quasiment personne ne bouge.

Mais quand j’entend les premières notes de Harmony Korine, j’ai du mal à retenir un petit cri de plaisir … Que d’autre vont lâcher pour moi sans hésiter !! La salle est à la fois au taquet et bouche bée. Il se cabre sur scène, avance vers nous tel un robot désarticulé dont on aurait perdu le contrôle. Il envoie une puissance phénoménale … Tous d’ailleurs. Et le plaisir est tout aussi fort au démarrage de Veneno Para Las Hadas, qu’il joue au piano, à demi debout, tête renversée vers le ciel … Musique envoutante s’il en est …

Et puis, il nous annonce que jusque là, ce n’était que du «Easy stuff. Now it’s going to be difficult …» Mais non … On va juste partager un Raider II de pas loin de 20mn (au jugé … peut-être plus). Il est assis quasiment dos au piano, jouant d’une main et faisant le chef d’orchestre de l’autre. Chante si proche du micro que les lèvres l’effleurent. Et je peux vous dire que quand ça pète d’un coup … Ça ne fait pas semblant !! Toutes les têtes de la fosse scandent le rythme et cela commence à vraiment à tourner à la grand messe !! Wilson te mélange tout ça avec de la guitare sèche, de la flûte traversière, lui même change trois fois d’instruments … Ce mec à un génie de malade. Et nous, on subit (avec bonheur) un véritable crash test entre des mélodies jazz et du quasi métal qui te scotch sur place … Sans oublier un solo de guitare à tomber par terre. L’espèce de demi final qui marque les 2/3 de ce morceau d’anthologie est tonitruant et absolument Toutes les mains sont levées (c’est le moins que l’on puisse faire !!). Cela se termine par une fin … Qui n’en fini pas et des musiciens qui quittent la scène un par un, dans le sens inverse de leur arrivée.

La salle ne lâche pas la clappe jusqu’à leur retour. Dans le noir on ne voit que la guitare  d’un autre monde de Aziz Ibrahim. En fait, elle est à mi-chemin entre instrument de musique et jouet électronique 😉 : Le corps phosphorescent, le manche tout allumé de leds et un gant lumineux à la main droite … Au cas où ça manquerait de fun !

Steven Wilson, lui, apparait tout sage et au calme, assis sur un tabouret haut. Mais très vite il s’éclipse … pour revenir équipé d’un masque à gaz, images apocalyptiques en fond. On peut dire que c’est une fin digne de ce concert : la vision de Wilson ainsi masqué, en train de jouer de la guitare comme un furieux, Marco Minneman debout derrière sa batterie, Aziz Ibrahim jouant avec les dents … La tempête … Les éclairs … Impressionnant !! Non, pas assez fort : Epoustouflant !!!

Et là-dessus, au final, ils nous font un petit salut tout simple, tranquilles, sereins et heureux. Wilson nous indique du doigt les noms de toute l’équipe qui s’écrit au fur et à mesure sur l’écran de fond, pour finir par un «Thank you & good night».

Malgré tout cela, le public ne quitte pas la salle. La musique de fond a repris, avec toujours des images de Lasse Hoile qui défilent. Mais on est toujours là. On résiste … Il reviendra une dernière fois sur scène pour nous dire que c’est vraiment terminé, mais nous adresse un dernier merci la main sur le cœur … Quelle soirée mes aïeux, quelle soirée !!!

Etiqueté par Pierre :

Seul concert français de la tournée Grace for Drowning et première date en son nom propre, c’est peu dire si ce concert de Steven Wilson au Bataclan était attendu ! Dès notre arrivée vers 15h, une poignée d’irréductibles gaulois est déjà en attente devant la salle, prêt à recevoir le saint-sacrement de leur gourou. La plupart avait déjà été aperçu avant le concert de Blackfield en avril, signe que son public est fidèle à l’ensemble pléthorique de ses projets.

La salle ouvre à 19h avec une queue qui occupe déjà une centaine de mètre sur le Boulevard Voltaire. On croise des t-shirts de Porcupine Tree et Blackfield évidemment, mais aussi de Pink Floyd, Tool, Dream Theater, Opeth, Devin Townsend … Tout le public du progressif est bien sûr présent ce soir et, étonnement, beaucoup de jeunes de moins de 20 ans, pour qui l’influence de groupes tels que King Crimson et Jethro Tull relève certainement plus de la légende que d’un héritage musicale qui leur est propre. Signe là aussi que même en 2011, on peut faire du rock progressif (mais peut-on encore parler de rock sur Grace for Drowning ?) en puisant dans ses racines free-jazz, tout en créant quelque chose de résolument moderne.

Petit stand de merchandising à l’intérieur avec (et c’est une première) des médiators à l’effigie du dernier album, qui satisfont le guitariste collectionneur que je suis, ainsi qu’en exclusivité le CD et vinyl du nouveau album de Bass Communion, autre side project du prolifique Steven, qui ne devait être disponible à la vente que dans quelques jours.

La scène est déjà prise d’assaut par un groupe d’une cinquantaine de personnes qui joue des coudes pour être au plus près de la scène, tandis que le reste de la salle se remplit très calmement. Cette scène qui, pour le moment, est quasi invisible du fait de la présence d’un mince rideau opaque, qui laisse juste entrevoir la lumière pourpre de l’ampli Bad Cat de Steven au centre et les diodes lumineuses de ce qui doit être un ensemble de claviers sur la droite de la scène.

19h20, la salle à peine remplie à moitié, les lumières s’éteignent et on se trouve immergé dans l’ambiance du dernier album, avec la projection d’une image que l’on trouve dans l’édition spéciale de Grace for Drowning, représentant 3 personnes enrubannées de la tête aux pieds de draps blancs, assis sur les bancs d’une église. Plutôt sombre et inquiétant naturellement, l’image est projetée sur le rideau qui masque la scène et est perceptible en transparence sur le fond blanc à l’arrière de la scène. Une perspective intéressante. La musique qui accompagne cette projection ne ressemble en rien à Grace for Drowning, bien qu’elle soit tout à fait cohérente avec cette projection. On découvrira plus tard qu’il s’agit en fait de Cenotaph, le nouvel album de Wilson au sein de son projet Bass Communion, que je viens justement d’acheter au marchandising. Sur le moment cependant, l’ensemble du public est persuadé qu’il s’agit juste d’une introduction de quelques minutes et que le concert va commencer incessamment sous peu. Au bout de 10 minutes, une seconde image issue également du dernier album, puis encore 10 plus tard, une troisième projection sous forme d’une vue filmée représentant une personne enveloppée de draps sur une plage, face à une mer agitée et sous un ciel menaçant (vue en réalité issue du clip de Belle de Jour). La musique évolue lentement et on comprend au fur et à mesure qu’il s’agit bien là d’une première partie et non de l’introduction du concert à proprement parlé. Peut-être aurait-t-il était utile de le dire dès le départ, histoire de ne pas faire retomber le soufflet et d’avoir la pleine attention du public qui était plus «dans l’attente de» que «dans l’écoute de».

20h10, la 6e et dernière projection disparaît et on comprend que cela va enfin commencer. La salle s’est bien remplie entre temps, quoi que loin d’être complète. On doit compter un peu plus de 1000 personnes sur la capacité de 1500 qu’elle peut recevoir, ce qui est déjà pas mal pour un concert en son nom propre, si on compare aux 2200 places remplies de l’Olympia pour le concert de Porcupine Tree, en 2009. On entrevoit dans la pénombre de la scène le batteur qui s’installe derrière ses futs et entame seul l’introduction du morceau No Twilight Within The Courts of the Sun, l’un de mes morceaux préférés du premier album Insurgentes. Il impressionne par la finesse de son jeu couplé à des moments d’intenses percussions, pas très éloigné finalement du jeu de Gavin Harrison au sein de Porcupine Tree. Il est ensuite rejoint par le bassiste, au look singulier (lunettes de soleil proéminentes, deux couettes tressés de chaque côté, et un sourire à la Jack Nicholson jouant le Joker de Batman) qui assure cette ligne rythmique savoureuse qui porte tout le morceau. Puis interviennent le clavier et le guitariste sur la droite de la scène, qui font monter le morceau en puissance. Avec notamment ce solo de guitare tranchant dans le vif qui vient s’apposer sublimement sur cette ligne rythmique pleine de rondeur. Pas de doute, on a des pointures sur scène ce soir, «ça groove un max», comme dirait mon prof de guitare. Par ailleurs, la présence du rideau donne l’impression savoureuse de voir un groupe sous une cloche étanche du monde extérieur, accentuant un peu plus la sensation d’immersion.

Au bout de plusieurs minutes, apparaît enfin Steven au moment de prononcer les 3 phrases de ce morceau, au moment où la folie du morceau retombe («On coupe le son» comme dirait notre grand Philippe Catherine). Superbe introduction de concert, faisant la part belle à la musique et au talent de ses musiciens bien plus qu’à la glorification de sa propre personne sur scène. Connaissant un peu la personnalité de l’artiste, on n’est pas surpris de toute façon, le partage se fait ce soir au travers de la Musique avec un grand «M» et des projections vidéos qui l’accompagnent et non au travers de quelconques artifices superficiels. Et donc pas de veste lumineuse ni de maquillage ce soir, désolé pour les fans d’Aviv Geffen (sinon pour les fans, il y a la guitare laser lumineuses du guitariste de droite, rigolo 2 minutes mais pour tout le concert bof bof…). Malgré tout, on voit un Steven avec une présence sur scène hallucinante, un cran au dessus encore du concert de Blackfield où on l’avait déjà vu très épanoui. Il sait qu’il vit ce moment pour lui, que ce spectacle c’est le sien et qu’il en maîtrise tous les aspects et on voit clairement qu’il en profite. Il donne l’impression d’être le plus grand fan de son concert tellement il vibre du jeu de ses musiciens, mimant tantôt ici les notes de piano qui assoient la rythmique, tantôt les rebonds de batterie entre les lignes de basse.

Enchaînement avec Index pour lequel on profite du clip vidéo parfaitement en place. Incroyable de voir le batteur assurer cette rythmique qui tient tout le morceau en tension.

Puis l’émouvante ballade Deform to Form a Star superbement interprétée. Malgré l’absence des chœurs et l’importance de la production sur le disque qui donne de l’ampleur au chant, le passage au live se déroule bien. Le son est très bon, particulièrement sur un morceau comme celui là qui ne fait pas intervenir de trop grosses guitares et qui permet d’apprécier l’apport de la flûte et le talent incroyable du bassiste. La reprise du chant par Steven à la fin du morceau file des frisons, c’est à tomber par terre. Pas besoin d’avoir un énorme coffre, ce qu’il n’a pas, pour faire passer une émotion par sa voix. Il aura fallu des années pour l’assumer, prendre confiance dans son chant et le débarrasser de tous les artifices qui jusqu’alors le dénaturaient.

Après un Postcard impeccablement interprété, place à Sectarian où le rideau tombe enfin et où l’on voit le groupe au grand «jour». Pas de doute, le show commence à être rodé tellement le morceau est en place rythmiquement. Ça groove là aussi un max. Dans un monde idéal, on rêverait d’avoir sur scène une douzaine de choristes pour assurer les parties chantées, qui font toute l’intensité de ce morceau bien davantage que les guitares (signe que l’énergie ne passe plus désormais par des riffs métal ravageurs chez Wilson, une bonne chose). Mais là encore c’est vraiment faire la fine bouche tellement le plaisir de jouer est palpable sur scène.

Vient ensuite ce qui pour moi est le morceau suprême de Wilson, ce qui synthétise à peu près tout ce qu’il est capable de faire : Remainder the Black Dog. J’en attendais beaucoup sur scène et j’en reste un peu mitigé. Peut-être parce que le morceau est tellement bien produit sur le disque que la reproduction sur scène est difficilement égalable. Autant la tension tenue par le batteur sur Index est concluante, autant ici le morceau ne m’a jamais vraiment fait décoller totalement. Peut-être trop d’attente et d’exigence ? Enfin je n’ai pas boudé mon plaisir pour autant et on reste scotchés à la vue de ces solos de basse HA-LLU-CI-NANTS qui suivent les moments les plus énervés, au milieu du morceau. L’apport de la flûte sur l’outro du morceau est incontestable. Cela donne énormément de force à ce concert, en l’éloignant des sentiers balisés par le gros son de Porcupine Tree et la pop easy-listening de Blackfield.

Retour au premier album avec l’enchainement Harmony Korine et Abandoner, tous deux accompagnés du clip et des vidéos présents sur le DVD Insurgentes. A titre personnel, j’ai été un peu déçu par le premier de ces deux morceaux, dont tout l’intérêt réside dans les envolées chantées que l’on distingue trop peu de l’endroit où je me situe dans la salle (à 5 mètres de la scène, légèrement sur la droite). En revanche, j’ai énormément aimé l’interprétation du second morceau, qui pourtant ne me transcende pas spécialement sur l’album, mais qui sur scène fonctionne à merveille par l’espace qu’il laisse à l’auditeur (ouf on respire enfin). Peut-être justement à cause de ce Harmony Korine que j’ai perçu un peu trop brouillon.

Interprétations impeccable de Like Dust I Have Cleared from My Eyes, No Part of Me et retour au premier album avec Veneno Para Las Hadas, avant d’annoncer que maintenant qu’il a déroulé les morceaux “faciles”, ils vont attaquer la difficulté d’un morceau long, pièce maîtresse de Grace for Drowning. Il s’agit évidemment de Raider II. Steven demande le silence absolu pour attaquer ce morceau dont la mise en place piano/clarinette ne semble pas évidente. N’ayant pas encore réussi à apprécier ce morceau à sa juste valeur, par rapport à un Anesthetize ou un Arriving Somewhere but Not Here plus évident pour moi, le live va me réconcilier au-delà de toutes espérances avec cette épopée musicale de 23 minutes. Il s’agit bien du clou du spectacle, sans hésitation !! Là encore, on pourrait regretter que les chœurs ne soient pas entonnés par de vrais chanteurs, mais bon c’est déjà tellement énorme sans cela. Un morceau qui laisse place à l’improvisation ou du moins à une réorchestration dont on a peu l’habitude, avec un Steven Wilson qui s’attache souvent à rester fidèle aux originaux. J’ai particulièrement été ébloui par l’intro et l’outro qui ont été subliment interprétés.

Get All You Deserve vient impeccablement refermer ce concert pour le rappel. Il permet à chaque musicien de pleinement exprimer son potentiel, au fur et à mesure que le morceau monte en intensité. Et malgré les applaudissements incessants du public pendant plus de 10 minutes à l’issue de ce dernier morceau et les lumières de la salle pourtant rallumées, Steven n’aura d’autre choix que de revenir annoncer n’avoir rien d’autre à jouer ce soir et remercier encore le public (manifestement touché et surpris d’une telle ovation.).

Ce soir, on a assisté à bien plus qu’au concert d’un prolifique musicien. On a assisté à l’exaltation d’un producteur et quasi chef d’orchestre, s’étant tellement bien entouré et ayant tellement imprimé son empreinte sur ses condisciples, qu’il pouvait presque nous rejoindre pour laisser infuser sa musique parmi nous. Un concert tellement unique, l’impression d’avoir assisté à quelque chose de tellement spécial, qu’on n’a bizarrement pas l’envie de le revivre une deuxième fois. Peut-être le signe qu’on a enfin touché le concert parfait ?

Composition

  1. No Twilight Within The Courts Of The Sun
  2. Index
  3. Deform To Form A Star
  4. Sectarian
  5. Postcard
  6. Remainder The Black Dog
  7. Harmony Korine
  8. Abandoner
  9. Like Dust I Have Cleared From My Eye
  10. No Part Of Me
  11. Veneno Para Las Hadas
  12. Raider II
  13. 1er Rappel :  Get All You Deserve

Date Limite de Consommation

  • Ce concert s’inscrit dans la tournée Grace for Drowning Tour qui se termine le 18 Novembre à Chicago
  • Album défendu : Grace for Drowning

Site de Production

Ingrédients

  • Nick Beggs : Basse
  • Adam Halzman : Claviers
  • Aziz Ibrahim : Guitare
  • Marco Minnemann : Batterie
  • Théo Travis : Saxophone, Clarinette, Flûte & Piano
  • Steven Wilson : Guitare, Piano & Chant

Remerciements

  • Roger @ Replica Records
  • Sally @ English Teacher for the Interview
  • Pierre @ Concerts en Boîte Aixois Crew

Interview

Tu as débuté la tournée la semaine dernière. Quel est ton ressenti à ce jour ?

J’adore. Je l’adore vraiment. Je veux dire, c’est la première fois que je me présente ainsi, face à un groupe, en mon nom propre. J’étais très effrayé, toute l’idée était très effrayante de faire ça, mais je suis chanceux d’avoir un ensemble de musiciens aussi incroyable, donc cela vous donne confiance. Pour être honnête, jusqu’au premier concert, parce que le spectacle est très complexe, visuellement également, avec beaucoup de choses qui se passent, des films, une chorégraphie, non pas de danse mais une sorte de chorégraphie scénique, donc jusqu’au tout premier concert qui a eu lieu en à Poznah en Pologne, je n’avais aucune idée de si cela allait marcher… ou être un désastre. Et forte heureusement, cela a fonctionné, et même mieux que ce que j’aurais pu imaginer. A ce jour, cela a déjà dépassé mes attentes et cela devient meilleur chaque soir.

Et donc nous sommes très chanceux ce soir ?

Et bien je pense que oui ! Si ce soir se passe aussi bien que les derniers jours, oui je pense que tu vas aimer le spectacle.

Comment as-tu choisi les chansons pour cette tournée?

Et bien je n’ai pas tant de chansons que cela à choisir, seulement 2 albums, bien que le dernier soit presque l’équivalent de 2 albums. Et bien cela fait 3 au total. La question était de savoir quelle chanson allait vraiment marcher sur scène, car elles ne fonctionnent pas toutes. Et donc, je dirais qu’on a retenu plus ou moins 70 ou 80% du second album et environ 50% du premier. Il s’agissait de voir quels titres allaient être efficaces sur scène.

Et quelques chansons tirées de tes Cover Version ?

Non. Non pas cette fois. Parce que les Cover Version sont très douces et ce spectacle est plus dans la dynamique d’un concert de rock. Enfin j’aurais pu en choisir une ou deux qui auraient pu se fondre dans le reste du spectacle, il y a quelques moments calmes dans le concert également mais sur cette tournée en particulier, j’ai décidé de me focaliser sur ces deux seuls albums.

Lasse Hoile est une grande influence dans ton travail. Quelle est son implication sur cette tournée ?

Elle est totale ! Le show est plus le sien que le mien d’une certaine façon, visuellement. C’est très intense, il y a des films, des projections. Et donc tout ce que tu vas voir ce soir vient de Lasse Hoile.

Dans le dernier album, nous avons été surpris par la noirceur de l’artwork, notamment dans le livret, surtout en comparaison de la musique que l’on ne trouve finalement pas si sombre que cela. Es-tu conscient de ce contraste ?

Et bien, en fait non, pas vraiment. Pour moi la musique est très sombre également. En fait, c’est amusant à quel point les gens peuvent ressentir la musique différemment, parce que certaines personnes me disent que c’est extrêmement sombre et déprimant, d’autres me disent qu’ils trouvent la musique reposante et que c’est la plus positive que j’ai jamais écrite. En fait je pense que la vérité, c’est qu’il y a les deux aspects sur le disque. Je veux dire, par exemple une chanson comme Postcard est très optimiste musicalement mais au niveau des paroles, elle parle d’une personne allongée par terre et incapable de se relever parce que son amour est parti. C’est très déprimant sur le fond mais oui la musique est très optimiste d’une certaine façon. Et puis après, il y a d’autres morceaux comme Remainder the Black Dog qui sont extrêmement sombres, cela parle de dépression et de suicide. Mais tu sais, généralement beaucoup de musique sombre tourne souvent au comique. La musique Heavy, le Heavy métal par exemple est très sombre, avec ce côté maléfique, à tel point que ça en devient comique. Mais au final, je trouve que ça ne fait pas vraiment écho à ce sentiment de dépression, au côté sombre de ta vie. Et je pense que certaines des chansons de Grace for Drowning ont cela. Mais c’est intéressant que tu trouves la musique tranquille, plutôt positive.

Il y a quelques mois, nous avons réalisé l’interview de Aviv Jeffen (NDLR : co-fondateur de Blackfield avec Steven), qui vous décrivez plus comme un artiste de studio alors que lui se définit davantage comme un artiste de scène. Es-tu en phase avec cette idée ?

Plutôt oui. Je n’ai jamais vraiment rêvé d’être le point central, le « showman », ou ce genre de chose. Je n’ai jamais voulu être un chanteur, ou un guitariste. La seule chose que je voulais faire était de faire des disques, je voulais devenir un producteur. Et par conséquent, puisque je voulais devenir producteur, j’ai dû apprendre toutes ces choses comme jouer de la guitare, comme chanter. Et suite à cela, j’ai dû apprendre à me comporter sur scène pour jouer en live. Et au tout début, je détestais cela, je passais mon temps à regarder par terre, j’étais tellement timide. Je pense qu’au fur et à mesure des années, j’ai appris à aimer cela et aujourd’hui, je me régale vraiment sur cette tournée. Et donc cela te donne confiance en toi, le retour du public te donne confiance en toi. Et en fait, travailler avec Aviv me donne confiance car c’est un showman naturel. Et quelque part, nous apprenons tous les deux l’un de l’autre, sur nos forces et nos faiblesses.

Désormais, tu sembles beaucoup plus assuré sur scène

Oui, je le suis clairement plus qu’avant. Et cela grâce à plusieurs choses. Ça vient avec l’expérience, ça vient du retour du public aussi.

Et ta musique en elle-même, t’aide également, à être plus heureux dans ta vie, un peu comme une sorte de thérapie, pour être plus confient ?

Oui, définitivement. Le processus cathartique qui permet de créer la musique y participe. Mais également de savoir que les gens apprécient sincèrement ton travail fait que tu te sens plus à l’aise sur scène.

Et le fait que tu aies un public qui t’apprécie énormément y contribue beaucoup ?

Oui mais au début, je me retrouvais devant des gens qui ne m’avaient jamais vu jouer. Par exemple quand tu assures la première partie de groupes comme nous l’avons fait au début, les gens ne savent pas qui tu es, et se fichent même de le savoir. C’est dur de jouer dans ces conditions. Mais désormais, je me retrouve devant un public qui connait plutôt bien la musique, probablement la plupart connaissent et apprécient vraiment la musique, et ça te rend plus détendu.

Je me rappelle la première fois que je t’ai vu sur scène était en 2001, lors de la tournée Lightbulb Sun, et tu regardais souvent tes pieds. Quelle métamorphose aujourd’hui !

(Rire) Oui clairement ! J’étais très timide à cette époque. Mais je crois que beaucoup de cette différence vient du temps que j’ai passé en Israël. Parce que cette vie, là-bas m’a beaucoup changé. La vie en Israël est quasi l’opposée à la vie en Angleterre. Les anglais sont très timides, très réservés, les israéliens sont très extravertis et très assurés. J’ai passé beaucoup de temps dans ce pays et beaucoup de connaissances sont devenues des amis. Lorsque je suis revenu, j’étais devenu une nouvelle personne.

Tu décris chaque nouveau disque comme le meilleur que tu aies fait, ou le plus ambitieux que tu aies fait. As-tu jamais la crainte de ne pas atteindre le niveau des précédents disques, de n’être pas aussi créatif que tout ce que tu as fait avant ?

Je pense que tout songwriter a cette crainte que ce soit la dernière chanson. Le truc qui fait le plus peur, c’est la page blanche. Que ce soit pour un réalisateur, un écrivain, un peintre… C’est véritablement terrifiant. Cette sensation d’être au bord du précipice et de pouvoir tomber à chaque instant… Elle est permanente. Mais j’ai cette sensation aussi de ne jamais pouvoir rester statique. Je ressens la nécessité de toujours faire quelque chose de plus grand, de meilleur, de plus profond, de le plus ambitieux, que ce soit différent. Parce que pour moi, il n’y a aucun intérêt à refaire la même chose deux fois. Mais tu as raison, je décris souvent chaque album comme étant le meilleur.

Par exemple, quand Deadwing est sorti, tu le décrivais comme le meilleur album de Porcupine Tree et quelques temps après, tu es plutôt revenu à In Absentia que tu trouves supérieur.

Et bien, à l’époque où Deadwing est sorti, c’était vrai d’une certaine façon. Mais l’histoire te donne raison par la suite. Concernant Deadwing, c’était effectivement le projet le plus ambitieux à ce moment là parce qu’il était basé sur un scénario de film et qu’il a été conçu sur la base de ce concept. En le regardant de façon plus détachée aujourd’hui, il est vrai que le songwriting était peut-être moins abouti que sur In Absentia. Donc le temps finit par te donner une vision plus juste. Mais, concernant Grace for Drowning, bon je sais que je dis cela pour chaque album (rire) mais il y a vraiment des raisons pour considérer que c’est le projet le plus ambitieux que j’ai porté jusqu’à ce jour. Premièrement parce que c’est juste le bon format en terme de longueur, deuxièmement parce que j’ai choisi de partir en tournée défendre un projet aussi ambitieux, troisièmement de par les influences et instruments multiples qu’il comporte, notamment en terme d’instruments à vents. Et je pense qu’il y a aussi une continuité de concept qui lui donne une stature qu’aucun autre des disques que j’ai fait n’a. De par l’artwork également. De plus, c’est le projet sur lequel j’ai travaillé le plus longtemps de toute ma carrière : 18 mois. C’est une longue période pour moi. Les gens disent que je suis prolifique mais je n’ai rien enregistré de nouveau récemment à part ce disque. A part une chanson que j’ai composée sur le dernier album de Blackfield, je n’ai rien créé depuis The Incident qui remonte à deux ans. Et donc j’ai travaillé exclusivement sur le disque pendant presque deux ans. Et dans ma tête, ce projet est devenu quelque chose de véritablement important.

The Incident était à peine sorti que tu travaillais déjà sur Grace for Drowning ?

Non pas tout à fait. En réalité, The Incident a été enregistré en novembre 2008 avant de sortir officiellement en octobre 2009. C’est seulement à partir du moment où le disque est sorti que j’ai commencé à travailler dessus, de janvier 2010 jusqu’à la moitié de l’année dernière environ. Ce fut un long, un très long chemin. Je voulais vraiment que celui-ci soit spécial. Même si tous mes disques ont quelque chose de spécial. Mais pour celui-ci, je ne voulais pas me disperser pour me consacrer pleinement à l’écriture. C’est pour cela que je n’ai pas écrit pour Blackfield et que j’ai dit à Aviv « tu dois écrire ce disque seul ». Et concernant Porcupine Tree, je n’y ai plus songé depuis un bon moment. Je me suis donc focalisé exclusivement sur ce disque. Habituellement je gérais 3 ou 4 projets en même temps, mais pour celui-ci, il n’y avait que celui-ci qui comptait.

In absentia a été l’album où tu as introduit le métal dans le son de Porcupine Tree. Penses tu que l’influence jazz est quelque chose que tu veux essayer d’intégrer davantage dans tes futurs projets, par exemple dans Porcupine Tree ?

Je ne sais pas pour Porcupine Tree. Parce que Porcupine Tree est un groupe et au moins un des membres déteste le jazz (rire). Je n’imagine pas que l’influence du jazz puisse être aussi présente au sein de Porcupine Tree non. Je pense vraiment que Porcupine Tree a besoin de changer, que nous nous réinventions. Je commence à être ennuyé par la musique métal. Je trouve que ce type de musique devient très générique, très prévisible. Et puis ce son de guitare, juste ce gros son de guitare, est beaucoup trop présent à mon sens. Je pense que pour moi, The Incident est une sorte de dernier chapitre. Je pense que l’on ressent tous cela au sein du groupe. Mais après avoir dit cela, je ne sais pas vers quoi le groupe va se diriger.

C’est donc le challenge pour l’année à venir ?

Oui tout à fait, c’est le challenge, de trouver quelque chose de neuf.

Pour le dernier album, comment as-tu choisi tes musiciens jazz ? S’agit-il d’amis à toi ou as-tu organisé une audition ?

Et bien, Theo Travis qui joue du sax, je le connais depuis des années, j’ai joué avec lui depuis le milieu des années 90. J’ai joué sur ses disques, il a joué sur les miens. Et parce que c’est un musicien de jazz, il connait énormément d’autres musiciens. Et donc j’ai pu me reposer sur ses conseils. Je voulais un batteur de jazz mais qui soit aussi capable de jouer du rock et il m’a dit « J’ai le gars pour ça, un gars qui s’appelle Nic France ». Il ne joue pas avec moi sur la tournée parce qu’il est trop occupé avec ses propres projets. Mais il a été vraiment parfait. Et puis après, j’ai contacté certaines personnes que j’ai connues dans mes relations avec King Crimson comme Tony Levin, Pat Mastelotto, Trey Gunn.

Il s’agissait donc essentiellement de gens que tu connaissais déjà ?

Pas complétement non. Les gars venant du jazz étaient nouveau pour moi. Mais la plupart des autres oui, j’ai déjà travaillé avec eux. Par exemple, Jordan Rudess, du groupe Dream Theater, joue beaucoup de piano sur le disque…


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    Je ne peux qu'abonder dans le sens des commentaires précédents, ayant la chance de le voir chez Gibert et de m'entretenir quelques précieuses minutes avec lui devant le tour bus.

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    Remarquables photos et chroniques pour ce concert exceptionnel, merci pour nous permettre de revivre cette soirée jusqu'au prochain concert ! 

    • VA:F [1.9.22_1171]
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      Tout le plaisir est pour nous ! Steven est notre dieu !