Avis sur un show

06 mars 2011

Pilöt @ Akwaba (Châteauneuf de Gadagne)

Une énergie certaine qui hélas ne m'a personnellement pas touché

  • 0
  • 0
  • 0
  • 1
  • 0
  • VN:F [1.9.22_1171]

Conditions de mise en boîte

Librement à l’étage et dans le public

Chronique

Etiqueté par Arnaud :

Un concert qui a dépoté du début jusqu’à la fin : 1h30 de speed non stop jusqu’à la fin d’un rappel trop court. C’est indéniablement musclé, c’est indéniablement fait exprès et très pro mais ça ne m’a pas touché.

J’ai trouvé la voix trop criarde et agressive bien que tout à fait au diapason de la musique. J’aurai apprécié une énergie moins primaire et plus contrôlée, à la manière de leurs enregistrements studio.

Je rapprocherai l’énergie de Pilöt à celle d’un Trent Reznor période Downward Spiral live. Quant on connait mon adoration pour NIN même si cette période 94 est trop violente sans un minimum de recul, ça laisse entrevoir des possibilités énormes à Pilöt quant à la possibilité de me toucher !

C’est donc un groupe à découvrir d’autant plus que les personnes dans la salle ont semblé globalement adoré ce qui isole d’autant ma simple première impression.

Etiqueté par Ysabel :

Toujours dans un esprit métaleux, de mise ce soir à l’Akwaba, la scène se prépare pour accueillir Pilöt, découverte du Primptemps de Bourges 2009. Ce trio de choc de musiciens attaque illico presto une musique musclée dans une lumière d’apocalypse. Puis arrive sur scène la chanteuse, une véritable boule d’énergie sautillante (tout petit gabarit, mais pêche d’enfer). Elle porte un masque noir dessiné sur la figure et possède une drôle de voix (un peu nasale quand même).

Ils ont un look d’enfer (dans tous les sens du terme) : lunettes noires pour tout le monde … Noyés dans la fumée … Ils déploient une énergie redoutable.

Entre les morceaux, Alex réclame plus de retour à grands cris. C’est amusant ce contraste entre les musiciens plutôt calmes et elle, réellement montée sur ressorts. Les morceaux sont plutôt courts et s’enchaînent à vitesse grand V. Ça commence à pogoter sec dans les premiers rangs. Elle crie, se démène : c’est du Rock Punk pur et dur (elle a une voix fluette au parlé et hurle littéralement dans le micro quand elle chante, avec beaucoup d’effet de réverb). Elle boxe dans le vide et envoie des coups de pieds de karatéka : c’est spécial de voir ce bout de femme s’agiter comme ça. Elle semble vraiment vivre la musique de l’intérieur et intensément.

Puis elle nous interprète Big Daddy tout en douceur, nous parlant de «sun shine», avec presque une voix de petite fille. Une pause dans ce monde de brute !!

C’est un peu déstabilisant ces changements de rythmes (peut-être un peu bouillon quand même). J’ai cette sensation que ça part dans tous les sens.

Les guitaristes échangent leur place, le clavier part en live … Le chant se fait onomatopées. C’est un univers désarticulé qu’ils nous offrent. Thomas, aux drums, est autre qu’investi. Leur rock prend même des couleurs ethniques. C’est très animal et instinctif. Musique étrange et assez hermétique. Ça va très, très vite et c’est un peu difficile de passer de l’un à l’autre de ces morceaux, qui ne présentent pas forcément de cohérence. Mais une chose est sûre : ils ne s’économisent pas et se donnent à 100%.

Vu la vitesse des enchaînements, le set se fini en 2/2. Je ne suis même pas sûre que tout le monde se rendent compte que c’est fini, parce qu’il n’y a pas vraiment de réaction et le rappel qui suit n’en est pas vraiment un. Enfin, ils sont de retour quand même, sans qu’on est le temps de dire «ouf».

Ils ré-attaquent sur des dissonances toujours aussi débridés, mais pas inintéressantes. Les musiciens sont agités de mouvements compulsifs et on termine avec 3 derniers morceaux qui font, c’est vrai, l’objet d’une recherche assez originale. C’est du rock déjanté, qui envoie les pieds. Un mélange de punk, d’électro et de musique du monde. C’est plein d’une énergie non canalisée, mais un tantinet criard à mon goût. A suivre … Quand même.

Composition

  1. Bear Hunt
  2. White Man
  3. Third
  4. Cello
  5. Big Daddy Rocket Field
  6. Sunshine
  7. YSL
  8. Apache
  9. Ham 61
  10. Mantes Religieuses
  11. Oops
  12. Keep Me

Date Limite de Consommation

  • Ce concert s’inscrit dans une tournée qui se termine le 17 Décembre à Saint Ouen
  • Album défendu : Mother

Site de Production

Site Myspace : http://www.myspace.com/00pilot

Ingrédients

  • Alex Catrine de Selve : Chant
  • Victor Belin : Basse
  • Thomas Hispa  : Batterie
  • Antoine Eole : Guitare

Remerciements

  • Stéphan @ ConcertAndCo
  • Cécile @ Akwaba

La zone des lecteurs

Nous attendons avec impatience vos commentaires sur la chronique, les photos, l'artiste, votre avis sur ce concert ou un autre de la tournée.

Ne pas hésiter, nous sommes toujours ravis d'avoir un retour, même critique. Concerts en Boîte c'est aussi vous !

Pour avoir un zoli icone à côté de vos messages, il vous faut un gravatar.