Avis sur un show

17 novembre 2010

Roberta Gambarini @ Auditorium Jean Moulin (Le Thor)

Une sublime soirée jazz, avec une sublime chanteuse et dans un sublime endroit !

  • 0
  • 1
  • 0
  • 0
  • 0
  • VN:F [1.9.22_1171]

Evaluation de la Soirée

Note global du concert, 4.0 - 2 votes
Pas d'Evaluation des internautes
Note d'Ysabel
Note d'Arnaud

1 : Pas du Tout - 2 : Un Peu - 3 : Moyennement - 4 : Beaucoup - 5 : Passionnement - 6 : A La Folie

Conditions de mise en boîte

Trois chansons en étant assis à ma place. Pas le plus simple pour varier les angles et ne pas déranger les voisins par mes déclenchements (même en mode silencieux).

Chronique

Etiqueté par Arnaud :

Il est toujours agréable de se laver les oreilles avec un peu de jazz vocal. Roberta est une sublime voix et elle scatte en plus admirablement bien ! Ce fut donc une bonne soirée dans un sublime auditorium, bizarrement assez vide (à vue de nez on était moins de 200 personnes).

Les artistes entourant Roberta étaient d’un très grand calibre, avec une mention tout particulière au pianiste qui avait un toucher « piano bar » remarquable.

Etiqueté par Ysabel :

Nouvelle soirée Jazz. A l’Auditorium de Vaucluse Jean Moulin, au Thor (dans le 84).

Je pars à la découverte de Roberta Gambarini, chanteuse italienne, originaire de Turin et américaine d’adoption (pays qui lui a donné ses lettres de noblesses tant au niveau de la formation que de ses nombreuses prestations scéniques).

Je découvre ce théâtre, à l’acoustique remarquable, qui hélas n’est pas du tout rempli en ce mercredi soir pour recevoir cette incontestable Lady internationale du Jazz (avec à son actif, rien de moins que le Blue Note de New-York ou le Jazz Showcase de Chicago).

Elle est entourée de trois musiciens d’exception (dont Thomas Bramerie à la contrebasse) et fait son entrée dans une robe fuchsia hyper sexy. Nous avons droit à un premier morceau à capella. Et c’est un véritable plaisir … Une magnifique voix de jazz qui monte de la scène, d’une pureté et d’une douceur fantastique.

Ensuite, nous avons droit à Day Out Day In, qu’elle commence seule, juste accompagnée par les drums. Puis, le contrebassiste et le pianiste les rejoignent et moi je suis immédiatement à Broadway !! On a même droit un un petit solo du pianiste, qui à une allure improbable : super costume, petite écharpe classe et ….. dreadlocks 😉

Vont suivre les standards des plus grands compositeurs de Jazz : Dizzy Gillespie (artiste cher à son coeur, en hommage à la belle collection de disques de son père), Gerswhin, Duke Ellington

Sa voix est un véritablement enchantement. Elle nous offre une palette pleine de nuances et joue avec la musique, à coup d’impros façon scat.

Elle nous interprète également une très belle version de No More Blues, parcourant la scène avec de petits pas de samba.

Elle va également chanter un magnifique morceau à capella, Poor Butterfly, inspiré de l’opéra de Puccini.

Puis, encore un très beau moment d’émotion lors de son interprétation de Porgy, lumières en clair obscure. tantôt assise sur son tabouret haut, tantôt debout …

Elle vit cette musique avec toute ses tripes et en frissonne de plaisir. Cette voix si pure, qui se teinte de rauque parfois, nous donne du jazz comme on l’aime, comme tout le monde l’aime (connaisseur ou pas). C’est là que réside son incomparable talent : rendre tout cela excessivement accessible, tout en étant incroyablement technique. L’art de la simplicité, tout simplement. Le seul petit bémol (à mon avis) c’est peut-être le manque d’échange entre les musiciens. Ce sont tous de grandes pointures du jazz, l’ensemble est musicalement parfait, mais cela manque un peu de chaleur (comme souvent dans ce type de formation, faite de grands noms qui travaillent chacun de leur côté, ou bien avec beaucoup d’autres artistes).

Ceci étant, le plaisir de l’écoute reste le même.

Duke Ellington va succéder à Gerswhin. Petit moment de rire lorsqu’elle tente désespérément à aider son contrebassiste à déplier sa partition. Elle joue encore et toujours avec sa voix, avec la musique, avec les temps et les contres temps.

Nous avons même droit à un hommage à Bruno Martino (fantastique pianiste italien) avec Estate : juste une pure merveille. Elle va prendre le micro dans le creux de sa main et nous faire une impro «à la trompette». C’est génial de la voir partir ainsi dans une prestation vocale aussi surprenante. Le public est ravi et applaudi avec bonheur pendant le «petit pont».

Tout est chanté avec beaucoup d’entrain, mêlé à l’émotion. On est dans la cour des grands. Le récital est extrêmement bien rythmé et équilibré. Juste comme il faut. Les musiciens ont en permanence les yeux rivés sur elle et la suivent à la note près dans toute la subtilité de ses interprétations. C’est vraiment impressionnant.

Elle fait varier la Setlist au fil de ses envies et donne ses indications aux musiciens au fur et à mesure. On partage ces moments de musique avec eux, comme pour un concert en privé.

Elle va finir sur la musique d’Ennio Morricone pour le film Cinéma Paradiso. Un petit bijoux. Sur le final, chacun des musiciens va nous offrir son solo de présentation et cela va finir sur les chapeaux de roues.

Elle reviendra pour un rappel tout aussi savoureux que le reste du concert avec une superbe interprétation de The «A» Train qui termine de conquérir le public.

Une très belle soirée de jazz, avec une grande artiste qui saura faire aimer le jazz même aux plus réfractaire à ce style de musique !!

La Zone des Lecteurs

Nous attendons avec impatience vos commentaires sur la chronique, les photos, l'artiste, votre avis sur ce concert ou un autre de la tournée.

Ne pas hésiter, nous sommes toujours ravis d'avoir un retour, même critique. Concerts en Boîte c'est aussi vous !

Pour avoir un zoli icone à côté de vos messages, il vous faut un gravatar.